-
- |
- Accueil
- |
- Thèmes
- |
- Ressources
- |
- Ajout d'articles
- |
- Mots-Clefs
Proposition de loi visant à renforcer le parcours inclusif des élèves en situation de handicap
handicapécole inclusiveéducation nationaleAESHenseignantsinclusionélèves en situation de handicap
Proposition de loi de la députée macroniste Julie Delpech qui vise à renforcer l'accueil inclusif en généralisant un livret de suivi de parcours des jeunes, en créant un observatoire national à même de recenser des données relatives à l'inclusion et en permettant aux enseignants d'accéder à des formations spécifiques.
Après le travail d'élagage effectué par la Commission la semaine précédente, le texte a été largement adopté dans l'hémicycle, sans évoluer significativement en séance.
Dans un hémicycle loin d'être plein, les députés de tout bords se sont prononcés favorablement au texte (seul le groupe LFI s'est majoritairement abstenu).
Le 5 mai, la proposition de loi était de retour en Commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée Nationale, où elle a été adoptée après quelques amendements, dont ceux supprimant une nouvelle fois les "PAS" du texte.
Parmi ceux-ci :
Lors de sa réunion du 14 avril, la Conférence des présidents définissait notamment l'ordre du jour de la semaine parlementaire du mois de mai.
Aussi, elle fait le choix d'inscrire à nouveau à l'ordre du jour le texte de Julie Delpech (Ren.) visant à renforcer le parcours inclusif des jeunes en situation de handicap.
Freiné par une CMP non-conclusive (à cause de la défection d'un sénateur affilié à Renaissance), le texte doit à nouveau être soumis aux amendements des deux chambres.
Au coeur des débats qui seront réouverts : l'inscription dans la loi des Pôles d'Appui à la Scolarité (PAS), déjà en cours d'expérimentation hors cadre légal, et qui laisse planer des inquiétudes des associations sur un empiètement sur le rôle des MDPH.
Réunis en Commission mixte paritaire le 1er juillet, 7 députés et 7 sénateurs sont, à la surprise générale, tombés en désaccord.
La cause : le rejet-surprise des Pôles d'Appui à la Scolarisation (PAS), enjeu central du texte pour le gouvernement.
C'est la députée socialiste Florence Hérouin-Léautey qui déposera l'amendement de suppression, adopté à la surprise générale. Pour cause, les oppositions (LFI, écolo, socialistes, RN) ne représentaient que 7 des 14 membres titulaires. C'est ainsi le vote du sénateur de Wallis-et-Futuna Mikaele Kulimoetoke, du groupe RDPI où siègent les députés Renaissance, qui aura joint sa voix à celle des oppositions pour retarder l'intégration législative des PAS.
Motif invoqué par les socialistes : une réforme de cette ampleur ne peut être inscrite dans une proposition de loi (c'est à dire d'initiative parlementaire), mais doit l'être dans un projet de loi (à l'initiative du gouvernement). La différence : les propositions de loi ne font pas l'objet de mesure d'impact, ce que demandent les parlementaires socialistes.
Faute d'accord en CMP, le texte doit repartir dans les deux chambres pour discussion, où il peut encore être amendé. Cette navette supplémentaire anéantit les espoirs de voir le texte adopté durant la session extraordinaire de juillet et devra être remis à l'ordre du jour à l'automne, au coeur d'un calendrier qu'on sait déjà chargé par les discussions budgétaires.
Dans l'hémicycle du Sénat, une nouvelle salve d'amendements ont été apportés au texte, parmi lesquels deux amendements du sénateur LR Cédric Vial sur la coordination entre les Pôles d'Appui à la Scolarité ainsi créés et les MDPH :
La Commission mixte paritaire (CMP), composée de 7 députés et 7 sénateurs, est convoquée le 20 juin. Elle devrait logiquement parvenir à un accord sur un texte final qui pourrait ensuite être examiné par le Parlement durant le mois de juillet, le texte figurant sur le décret de convocation de la session parlementaire extraordinaire.
Pour lors, le texte est "éventuellement" inscrit pour le 7 juillet à l'Assemblée Nationale.
Un mois après l'adoption à l'Assemblée, le Sénat adopte le texte en Commission le 11 juin. Porté par la sénatrice LR Catherine Belrhiti, le texte se voit modifié par plusieurs amendements.
Parmi les 15 adoptés en commission, la plupart portent sur des demandes de rapport ou le statut des AESH. L'un de ceux de la rapporteure portait par contre sur le coeur du texte : le déploiement des pôles d'appui à la scolarité. L'amendement vise à notamment à "éviter tout risque de transfert à l'éducation nationale de l'évaluation des besoins médico-sociaux de l'élève, à permettre aux familles de saisir directement les MDPH".
Le texte doit désormais être examiné dans l'hémicycle du Sénat le 19 juin.
Le jour même, après les débats de la commission sénatoriale, l'APF France Handicap, Trisomie 21 France et la Fnaseph publient un communiqué. Les têtes de réseau sont favorables à une école plus inclusive mais ne sont pour l'heure pas convaincus des garde-fous autour des PAS.
L'APF craint un "burn-out" du nouveau système, l'exécutif voulant "aller trop vite" : "nous demandons de ne pas "remplacer" brutalement l'ancien système, mais de l' "intégrer". C'est-à-dire : garder le personnel qui s'occupait de la gestion des AESH dans les anciens PIAL et l'intégrer dans les nouveaux PAS. Chacun son métier, pour un système qui fonctionne !"
Aussi, les trois associations proposent 5 amendements que les sénateurs sont invités à reprendre d'ici à la semaine suivante :
Déposée en octobre 2024 par la députée Renaissance Julie Delpech, la proposition de loi "visant à renforcer le parcours inclusif des élèves en situation de handicap" a été successivement adoptée en Commission des affaires culturelles et de l'éducation le 30 avril puis dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale le 5 mai. Le texte doit désormais être mis à l'ordre du jour au Sénat.
Initialement, la proposition de loi portait 3 mesures :
Les évolutions apportées en Commission et dans l'hémicycle portent principalement sur l'élargissement des informations intégrables au livret de parcours inclusif et l'élargissement de son accès (aux AESH, pour les jeunes qui ne bénéficient pas de notification MDPH, ...).
On relèvera également parmi les amendements adoptés dans l'hémicycle :