En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation d'un simple cookie d'identification. Aucune autre exploitation n'est faite de ce cookie. OK

Espace Veille de l'UFCV

Chargement en cours…

Espace Veille de l'UFCV

Chargement en cours…
0

Publication d'une note d'alerte sur le projet de loi de finances pour 2026

Favoris
Article

Solidarité

Ministère des Solidarités, de l'Autonomie et de l'Égalité entre les femmes et les hommes

CNLE

09/12/2025

Lire sur le site

budgetbudget 2026PLF 2026PLFSS 2026précaritépauvretéexclusionminima sociauxprestations socialeshandicapinsertion socialeinsertion professionnelleFrance TravailRSAassociations

Le CNLE appelle à prendre la mesure de l'urgence sociale et de l'état de la pauvreté en France par une note d'alerte sur le projet de loi de finances pour 2026.


Dans une note publiée le 9 novembre sur le site du ministère des Solidarités, le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale (CNLE) alerte sur les "conséquences dramatiques" que pourrait avoir l'adoption des textes budgétaires.

 

L'instance représentative des acteurs de l'administration, des collectivités ou associatifs impliqués sur les politiques de lutte contre la précarité revient sur le contexte de hausse de la pauvreté puis "s'interroge sur la cohérence de certains arbitrages du projet de budget pour 2026".

 

Parmi les contradictions soulevées entre les priorités gouvernementales affichées et le projet de budget 2026 :

  • Des réductions budgétaires annoncées pour France Travail (-515 ETP), l'accompagnement RSA (-17,3 M€), l'insertion par l'activité économique (-158,4 M€), la formation des salariés (-85,5 M€, -78 %), en contradiction avec la loi pour le Plein Emploi qui nécessite au contraire des moyens supplémentaires, comme le soulignait récemment le Comité d'évaluation de ladite loi cf. espace veille
  • La suppression de l'abattement appliqué à l'AAH dans le calcul de la prime d'activité, en contradiction avec les lois visant à simplifier l'accès à l'emploi des personnes en situation de handicap ;
  • Le gel des prestations sociales qui "affectera particulièrement les 9,8 millions de personnes sous le seuil de pauvreté", en contradiction avec les dispositions constitutionnelles garantissant des "moyens convenables d'existence".

 

Par la voix de son 5ème collège, composé de personnes en situation de précarité, le CNLE dresse ensuite une liste de nombreux impacts que pourraient avoir les dispositions du projet de budget de l'exécutif : impacts sur la politique familiale, taxation des chèques-vacances, sous-indexation des pensions de retraite, mesures visant à moins bien rembourser les soins ou entraver les arrêts maladie, sous-financement de la politique du logement, du dispositif Territoires Zéro Chômeurs de Longue Durée (qui a pourtant fait ses preuves cf. espace veille), ...

 

Sur l'ensemble de ces sujets, le CNLE formule quelques points d'alerte parmi lesquels :

  • Le besoin de moyens dédiés à la réforme de l'accompagnement des bénéficiaires du RSA via France Travail ;
  • Le risque d'une "rupture du filet association", par un budget qui met en danger les structures associatives qui pallient pourtant souvent aux carences de l'action publique ;
  • Le risque de fausses économies : le manque d'ambition dans la lutte contre la pauvreté générant des "coûts différés" sur le versement de prestations sociales, sur la santé, les situations d'urgence diverses, ...

 

Favoris