En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation d'un simple cookie d'identification. Aucune autre exploitation n'est faite de ce cookie. OK

Espace Veille de l'UFCV

Chargement en cours…

Espace Veille de l'UFCV

Chargement en cours…
0

Des adhérents d'extrême droite déstabilisent les associations de parents d'élèves

Favoris
Article

Education

Médiapart

Prisca Borrel

10/10/2025

Lire sur le site

extrême-droiteéducation nationaleparents/familleélèvescollègelycéeéducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS)

[Abonnés] Infiltrées par des militants issus du Rassemblement national, des sphères de Reconquête ou de groupuscules du type Génération identitaire et Ligue du Midi, les deux principales fédérations de parents…


Contexte sur Parents vigilants

En octobre 2023, l'élection des parents d'élèves à l'échelle nationale avait été l'objet d'inquiétudes après la création de l'association Parents vigilants très proche d'Éric Zemmour, qui prévoyait explicitement de s'infiltrer sur les listes Fcpe ou Peep cf. espace veille

En janvier 2024, les députés socialistes inscrivent à l'ordre du jour un débat sur l'instrumentalisation des élections de parents d'élèves par l'association cf. espace veille

On y apprenait que Parents vigilants, qui revendique 60 000 adhérents, annonçait avoir vu élus 3 500 de leurs membres (sur 300 000 parents élus à l'échelle nationale). Un chiffre que le ministère n'était pas en mesure de confirmer.

Le 19 mars, le ministère de l'Éducation Nationale répond, à une question du député LFI Paul Vannier, qu'entre la rentrée 2023 et mars 2024, 40 signalements "des faits de remise en cause d'enseignements, revendiqués par Parents vigilants, des collectifs ou des parents proches de ce mouvement" ont été recensés.

 

Ce mouvement s'attaque en particulier à des enseignements liés à l'histoire, l'égalité ou tous sujets de société inscrivant selon lui l'Éducation Nationale dans une dérive "woke". À ce titre, l'Éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), obligatoire pour tous les élèves depuis 2001 mais dont le programme n'a été publié qu'en février dernier cf. espace veille, concentre les critiques du réseau de parents d'extrême-droite.

  • Sans qu'un lien direct ne soit nécessairement à tisser, on notera la tribune, publiée le 8 octobre par le Planning familial de l'Isère et plusieurs associations et syndicats mobilisés en faveur du déploiement des programmes d'EVARS, suite à la décision du rectorat d'exclure les associations spécialisées des interventions sur le sujet à l'école primaire. Ces interventions sont remplacées par une formation des enseignants.
  • "Pour cette rentrée en l’Isère, seul un webinaire de 4 heures est prévu pour former les enseignant·es. 4 heures de webinaire, ce n’est pas une formation. En comparaison, les professionnel·es du Planning Familial suivent une formation certifiante de 2 ans, s’appuyant sur des stages, de l’analyse de la pratique et de la formation continue, dans un cadre de promotion de la santé et d’approche globale des personnes en matière de vie relationnelle, de sexualité et d’accompagnement des vécus de violence."

 

10 octobre 2025. Médiapart s'intéresse au "noyautage" des associations de parents d'élève par l'extrême-droite

Alors que les élections annuelles des parents d'élèves ont lieu les 10 et 11 octobre pour les écoles, collèges et lycées, Médiapart partage de premiers résultats d'un travail d'enquête mené dans le Sud de la France sur l'entrisme d'extrême-droite au sein des associations de parents d'élèves. L'article revient sur divers exemples d'infiltration des deux grandes associations de parents d'élèves : la fédération des Parents d'élèves de l’enseignement public (Peep, plutôt marqué à droite) et la Fédération des Conseils de Parents d'Elèves (Fcpe, plutôt marquée à gauche).

 

Principales illustrations de l'article :

Cette année, à la Peep, une membre active du parti Reconquête du Gard, engagée dans la campagne présidentielle d'Éric Zemmour, a été élue pour intégrer le Conseil national de l'association de parents d'élèves. À ce titre, Estelle Roudier est notamment seule représentante de la Peep dans l'instance ministérielle en charge de délivrer l'agrément d'association éducative complémentaire à l'enseignement public.

  • Une élection en partie facilitée par le manque de candidats aux postes de la gouvernance, et par le soutien de la présidente d'une fédération locale de Montpellier, engagé chez Les Républicains. « On n’est pas à la Peep pour militer, mais pour être avec les enfants. Estelle a respecté la règle du jeu… Je l’aurais senti, si elle était raciste, répond elle à Médiapart. Si vous voulez faire un truc sur l’entrisme musulman à Paris, allez-y ! Il faut qu’on bloque les postes à responsabilités pour les femmes voilées. »
  • Dans le même thème, Médiapart dresse le portrait d'un ex-président départemental de la Peep à Nice qui ne cachait pas sa proximité avec son "ami" Éric Ciotti.

 

Chez la FCPE, plus précisément sa fédération héraultaise, deux cas d'entrisme de personnalités engagées à l'extrême-droite - pour l'une électoralement pour le Rassemblement National (RN), pour l'autre après du groupe dissous Génération identitaire - sont relatés. Dans les deux cas, si la Fcpe a écarté ces profils, elle note que ces derniers ont intégré l'association de parents d'élèves en dissimulant leurs idées politiques, conscientes des positions de la Fcpe.

 

Voir aussi

Favoris