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Santé mentale, sujet de société majeur

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Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaurès;Arte

19/10/2024

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Dans le cadre du festival Et maintenant ?, la Fondation Jean-Jaurès et ARTE s'intéressent cette année à un sujet essentiel : la santé mentale des Français. Comment les Français vont-ils ? Sont-ils si mal dans leur peau que ce qu'on peut l'entendre parfois ? Quelles sont les raisons de ce malaise et que font-ils pour aller mieux ? Antoine Bristielle, directeur de l'Observatoire de l'opinion de la Fondation, analyse les résultats de cette enquête.


La Fondation Jean Jaurès et Arte ont réalisé une enquête sur la santé mentale des Français qui a recueilli plus de 11 000 retours (dont 9 000 femmes ; pyramide des âges équilibrée).

 

Principaux résultats

Le constat de ce qui ne va pas :

  • 42% disent aller "mal", 9% "être au bout du rouleau".
  • 68% éprouvent du stress, 65% de la fatigue, 57% de la déprime
  • Parmi les facteurs qui les inquiètent le plus :
    • 23% "leur avenir" ; 18% "leur vie amoureuse" ; 12% "leur travail"
  • 65% sont angoissés quand ils pensent au futur (chiffre qui varie peu selon l'âge : 66% des 18-25 ; 60% chez les +45 ans ; ni le genre)
  • Parmi ce qui les touche le plus dans ce qu'il se passe dans le monde :
    • 32 % la crise climatique ; 22% les guerres ; 15% la situation politique
  • Ce qui manque le plus dans la vie :
    • 26% "du temps" ; 18% "des relations sincères" ; 11% "me sentir utile"
  • Solutions et suivis :
    • "77% jugent ainsi qu’il faudrait mieux rembourser les consultations « psy » et 72% qu’il faudrait allouer plus de moyens à la psychiatrie publique."
    • "67% des répondants déclarent ainsi que sur leur lieu de travail ils ne sont pas sensibilisés à la santé mentale."

 

Ce qui aide à aller mieux :

  • En cas de coup de mou, les gens se confient :
    • 57% à "mes amis" ; 40% à "mon/ma partenaire" ; 32% à "ma psy".
  • Ce qui fait le plus de bien :
    • 57% "voir mes amis" ; 49% "être dans la nature" ; 36% "pratiquer une activité culturelle ou artistique" ; 36% "écouter de la musique" ; 34% "faire du sport".

 

Certains résultats battent en brèche certains présupposés :

  • 80% indiquent que le confinement ne pèse plus sur leur santé mentale.
  • 82% se sentent mieux dans le monde réel que virtuel.
  • Un rôle des réseaux sociaux très contrasté :
    • C'est un "échappatoire" pour 49% et une source d'informations sur la santé mentale pour 36%.
    • À l'inverse, c'est une cause de mal-être pour 41% et une addiction pour 45%.

 

Les facteurs d'optimisme :

  • On observe une déstigmatisation des troubles psychiques et leurs traitements
    • "58% des répondants déclarent avoir déjà eu recours à une psychothérapie et 61% d’entre eux déclarent ne pas avoir plus de réticence à consulter un médecin psychiatre qu’un autre médecin"
  • "81% des répondants jugent également que si un ou une de leur collègue prend un traitement pour soigner ou préserver sa santé mentale, elle n’a aucune raison de cacher cette information."
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