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L'imprescriptibilité des crimes envers les mineurs défendue par un rapport parlementaire
VSS (Violences sexuelles et sexistes)incesteviolencesprotection de l'enfanceenfants
Des députés proposent d'étendre cette notion, réservée aujourd'hui aux crimes contre l'Humanité, à ceux commis contre des enfants. Un débat récurrent depuis plusieurs années, qui divise le monde judiciaire.
Après plus de 6 mois de travaux, la délégation aux droits des enfants de l'Assemblée Nationale rendait le rapport de sa mission d'information sur l'imprescriptibilité des violences commises sur mineurs ce 15 avril.
Ce travail, mené par les corapporteurs Perrine Goulet (MoDem, présidente de la délégation), Alexandra Martin (LR) et Arnaud Bonnet (écolo) dresse un état du droit actuel et développe plusieurs arguments en faveur - ou en défaveur - d'une intégration dans la loi de l'imprescriptibilité des violences subies par les enfants.
En novembre 2023 paraissait le rapport de la CIIVISE, commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants. L'aboutissement de ce travail de 3 ans, s'appuyant sur plus de 30 000 témoignages de victimes, porte 82 recommandations dont sa préconisation n°60 : "Déclarer imprescriptibles les viols et agressions sexuelles commis contre les enfants" cf. Diaporama Une préconisation loin d'être consensuelle et qui aura été au coeur des conflits internes de l'instance jusqu'à être en partie à l'origine de sa mise en sommeil début 2026 cf. espace veille
Entre temps, à l'été 2025, les députés Violette Spillebout (Ren.) et Paul Vannier (LFI) rendaient le 2 juillet le rapport de leur commission d'enquête dite "Bétharram" sur le contrôle de l'État sur les établissements scolaires, révélant ainsi nombre de situations permettant les violences envers les enfants cf. espace veille Si les députés formulent 50 recommandations, la 1ère est dans la droite ligne des travaux de la première CIIVISE : "Saisir la conférence des présidents de l’Assemblée nationale afin de constituer une mission transpartisane, chargée d’un travail de réflexion et d’élaboration de propositions sur l’opportunité de rendre imprescriptibles certaines infractions commises sur les mineurs."
La CIIVISE, justement, réagira le jour même de la publication en appuyant 4 des 50 propositions, dont celle-ci.
Cet appel sera bel et bien suivi d'effets, la délégation aux droits des enfants de l'Assemblée Nationale décidant de s'en saisir à l'automne 2025 en lançant, lors de sa réunion du 8 octobre dernier, une mission d'information sur l'imprescriptibilité des violences commises sur mineurs.
Sur la prescription & l'imprescriptibilité :
Arguments en faveur de l'imprescriptibilité pénale :
Arguments en défaveur de l'imprescriptibilité pénale :
Au terme du rapport de leur mission d'information, les trois députés formulent 33 recommandations, sur plusieurs domaines.
Il et elles appellent notamment à :