En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation d'un simple cookie d'identification. Aucune autre exploitation n'est faite de ce cookie. OK

Espace Veille de l'UFCV

Chargement en cours…

Espace Veille de l'UFCV

Chargement en cours…
0

Emmanuel Macron relance le débat sur le temps scolaire

Favoris
Article

Education

Maire-info

Franck Lemarc

05/05/2025

Lire sur le site

rythmes scolairesvacances scolairestemps de l'enfantéducationéducation nationale

Après le fiasco de la réforme des rythmes scolaires qui avait marqué le quinquennat de François Hollande, Emmanuel Macron veut relancer une réflexion, plus générale, sur « les temps de l'enfant ». Cette réflexion fera l'objet d'une « convention citoyenne », c'est-à-dire qu'elle se fera sans les associations d'élus.


23 novembre 2025. La convention citoyenne rend son rapport

Pour consulter le résumé du rapport, les réactions qu'il a suscités et ses suites, ça se passe ici : cf. espace veille

8-10 octobre 2025. Le CESE donne la parole à 20 jeunes de 12-17 ans

Lors de leur première session de travail, du 8 au 10 octobre, un panel de 20 jeunes a eu l'occasion de travailler sur les "problèmes" que pose l'organisation de leur temps.

Parmi les sujets qui émergent de ces jeunes :

  • Des journées de cours unanimement trop longues
  • Une pression scolaire partagée, notamment en lien avec Parcoursup
  • La question du numérique (téléphone, application) qui pèse également sur le temps libre pour certains jeunes

 

Ces derniers se réuniront à nouveau du 5 au 7 novembre, avant une prise en compte de leurs travaux par les 140 membres de la convention citoyenne lors de l'ultime réunion de leur phase de délibération du 7 au 9 novembre.

 

Mai 2025. Emmanuel Macron annonce la Convention, Thierry Beaudet (CESE) la précise

Annoncée le 2 mai dans Le Parisien par le Président de la République, une convention citoyenne sur les temps des enfants sera prochainement organisée par le CESE (qui se satisfait de l'annonce).

Ces citoyens travailleront sur des sujets liés aux temps scolaires pour les jeunes de tous âges (3-18 ans) : la durée de la journée d’école, l’heure de démarrage des cours, la durée et la fréquence des vacances, une répartition « à l’allemande » des emplois du temps (cours le matin, sport l’après-midi), ...

 

Dans une interview, toujours au Parisien le 17 mai, le président du CESE Thierry Beaudet nous éclaire sur le cadre de la convention citoyenne.

Pourquoi ?

Les 130 citoyens tirés au sort travailleront à répondre à la question suivante : "Comment mieux structurer les différents temps de la vie quotidienne des enfants afin qu'ils soient plus favorables à leurs apprentissages, leur développement et leur santé ?" Le Premier ministre évoque notamment pour constats, dans sa saisine du CESE, que la densité des journées scolaires "limite l'accès des enfants aux activités sportives, artistiques ou culturelles."

Comment ?

Les 130 personnes majeures tirées au sort le sont en fonction de critères sociodémographiques permettant la constitution d'un panel représentatif de la population française. Dans un enjeu de cohérence, un groupe d'"une vingtaine" de jeunes de 12 à 18 ans sera également constitué pour leur "[demander] leur avis".

Le tirage au sort et les appels en vue de confirmer la participation des membres a commencé lundi 19 mai, et la première réunion plénière aura lieu le 20 juin.

Concernant le programme de travail, 7 weekends de trois jours sont prévus jusqu'à la fin des travaux prévue pour le mois de novembre.

3 phases de travail

  • 1. Audition d'experts (avant les vacances d'été)
    • Le périmètre de la convention ne se limite pas au temps scolaire et comprendra les temps périscolaires et extrascolaires. Aussi, des représentants de l'ensemble de la communauté éducative seront auditionnés, mais également des acteurs associatifs, des collectivités territoriales ou du tourisme.
    • 20-22 juin ; 4-6 juillet
  • 2. Débats et délibérations (au retour des vacances d'été)
    • Sous l'égide d'un comité de gouvernance piloté par Kenza Occansey, vice-président du CESE et ancien secrétaire général de la Fage
    • 5-7 septembre ; 26-28 septembre ; 17-19 octobre  ; 7-9 novembre
  • 3. Finalisation du rapport
    • 21-23 novembre
  • Vote solennel du CESE sur l'avis : 10 décembre

 

 

 

Réactions des associations : le débat ne doit pas se borner à la salle de classe

Le 5 mai, la FCPE - association de parents d'élèves - se satisfait du lancement d'une convention citoyenne qu'elle appelle de ses vœux depuis septembre 2024, notamment à l'appui d'une pétition qui a à ce jour récolté plus de 10 000 signataires.

Concernant les contenu des débats, les parents d'élèves rappelle leurs espoirs d'un débat large qui ne se concentre pas uniquement sur les rythmes scolaires : "mais s'ouvre à d'autres sujets essentiels comme la mixité sociale et scolaire, l'école inclusive, l'orientation, la place de l'intelligence artificielle dans les apprentissages, ..."

 

Dans un communiqué du 12 mai, Unicef France et Dynamique pour les droits des enfants, association tête de réseau, reprochent au Président de la République une convention citoyenne qui ne porte que sur les temps scolaires.

"Nous nous adressons au président de la République et lui demandons d'élargir le champ de la convention citoyenne à une politique publique globale dont ont besoin les enfants pour être protégés, bien grandir et s’émanciper, afin de déboucher sur la définition d'une stratégie nationale interministérielle pluriannuelle en ce sens."

Les associations insistent par ailleurs sur le besoin d'écouter la voix des "premiers concernés, à savoir les enfants et les jeunes."

 

Dans un communiqué commun du 16 mai, le Rfve (élus locaux en charge de l'éducation) et l'Andev (directeurs et cadres éducatifs des collectivités) prend acte des annonces du Président de la République et se tiennent disponibles pour participer à la convention citoyenne sur les rythmes des enfants.

Ils soulignent le besoin pour la concertation d'aborder - outre la qualité des apprentissages - la réduction des inégalités et l'accès aux vacances et aux loisirs notamment.

"Nous défendons une vision de l'éducation qui prenne en compte tous les temps de l'enfant, dans leur continuité. Le temps d'école doit être pensé en fonction des autres temps éducatifs que sont les pauses méridiennes, le périscolaire, les mercredis et les vacances."

 

Contenu dans

Voir aussi

Favoris