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Construire une proposition de loi autour de l'éducation populaire
éducation populairetexte officielassemblée nationaleassociationsprojets éducatifs terrioriaux (PEdT)
Le 15 avril dernier, à l'invitation de Florence Herouin Léautey, s'est tenue une journée consacrée à la construction d'une proposition de loi à l'Assemblée nationale.
Le 23 juin, la députée Florence Hérouin-Léautey dépose enfin, à l'Assemblée nationale, la proposition de loi "visant à créer un service public des loisirs éducatifs".
En comparaison de la version travaillée par les associations au mois d'avril, le texte est largement simplifiée et voit sa rédaction juridique améliorée.
Dans l'exposé des motifs, on retrouve un bref historique du sens et de l'importance de l'éducation populaire, un constat sur les inégalités d'accès aux loisirs et aux vacances, et un autre sur les limites des PEDT : "Depuis plus d’une décennie, les Projets éducatifs de territoire (PEDT) ont constitué un premier effort pour articuler les temps scolaires et périscolaires au service de la cohérence éducative locale. Mais cet outil, conçu comme un cadre de coordination, a montré ses limites : fragmenté, facultatif, centré sur le périscolaire immédiat et trop souvent réduit à une logique d’organisation des emplois du temps, le PEDT n’a pas permis de répondre à l’enjeu de fond, celui d’une continuité éducative globale, couvrant tous les temps de vie de l’enfant, de la naissance à l’âge adulte, en lien avec les familles, les associations et les territoires."
Quant au contenu de la proposition de loi, elle ne contient plus qu'un article unique, facilitant sa possible inscription à l'ordre du jour. L'article en question crée, dans le code de l'éducation, un titre I bis nommé "Le droit aux loisirs éducatifs", aux côtés du titre I sur le droit à l'éducation. Ce nouveau titre se décompose en deux chapitres.
"L’égal accès de toutes et tous, tout au long de la vie, aux loisirs éducatifs qui recouvrent notamment aux pratiques et activités culturelles et sportives et aux séjours collectifs, constitue un droit."
Un service public des loisirs éducatifs (SPLE) est instauré :
Projet éducatif territorial :
Formation & prévention des violences
Ce chapitre vient sanctuariser une définition de l'éducation populaire et de ses bénéfices pour les enfants et jeunes, ainsi que pour la société dans son ensemble.
L'éducation populaire :
Les actions de l'éducation populaire, "qui ne s'étendent pas à des activités soumises à concurrence", consistent à :
Concernant la coordination des associations d'éducation populaire et les pouvoirs publics :
La proposition de loi n'est pas encore inscrite à l'ordre du jour, et la députée aura l'été pour tenter de trouver une place pour son texte lors de la semaine parlementaire du mois de septembre.
Elle aura, pour cela, besoin de soutiens transpartisans. Ils sont, fin juin, encore relativement maigres avec seulement 3 cosignataires : Jean-Claude Raux et Danielle Simonnet du groupe écologiste et la socialiste Fatiha Keloua Hachi.
Le 15 avril, la députée socialiste Florence Hérouin-Léautey, par ailleurs rapporteure du programme 163 du budget (jeunesse et vie associative), invitait - aux côtés du Cnajep et d'Hexopée - les acteurs de l'éducation populaire à travailler sur l'écriture d'une proposition de loi créant un Service public des loisirs éducatifs. L'UFCV était présente lors de ces échanges.
Une dynamique qui s'inscrit dans la continuité des Rencontres nationales de l'éducation populaire de 2022 et 2024, coorganisés par le Cnajep et Léonore Moncond'huy, ex-maire de Poitiers. La dynamique renouvelle également le plaidoyer en faveur d'un Service public de la Continuité éducative défendu notamment au Comité de filière Animation par David Cluzeau (Hexopée, Udes), qui l'avait notamment fait inscrire dans le rapport de la Convention citoyenne sur les temps de l'enfant cf. espace veille
La proposition de loi comporterait, en l'état, deux articles :
La députée nourrit l'ambition d'inscrire le texte à l'ordre du jour de l'Assemblée Nationale lors de la semaine transpartisane du mois de septembre, probablement le seul créneau envisageable d'ici à la fin du quinquennat.