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Pénibilité des métiers de la petite enfance : lettre ouverte du SNPPE au Premier ministre
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À l'occasion de l'ouverture de la Conférence nationale sur le Travail et les Retraites, le Syndicat National des Professionnel·le·s de la Petite Enfance (SNPPE) tire la sonnette d'alarme dans un communiqué. Les métiers de la petite enfance, exercés à près de 97 % par des femmes, restent ignorés dans les dispositifs de reconnaissance de la pénibilité, alors que leurs conditions sont épuisantes aussi bien sur le plan physique qu'émotionnel.
Dans un plaidoyer de 26 pages, publié le 3 décembre, le SNPPE vient documenter de façon très illustrée la pénibilité des conditions de travail des professionnelles de la petite enfance, à l'avant-veille de l'ouverture de la Conférence Travail & Retraites.
Au fil de ce document, intitulé "Les gestes invisibles" et sous-titré : "Ce que les professionnelles de la petite enfance portent dans une carrière. Et que personne ne compte", le premier syndicat du secteur met en avant plusieurs chiffres interpellants :
Le syndicat donne ensuite à voir les conséquences de ces conditions de travail :
Dans une lettre ouverte au Premier ministre, le premier syndicat de salariées de la petite enfance, le SNPPE, interpelle sur les conditions de travail dans le secteur.
Dans le cadre de la Conférence nationale sur le Travail et les Retraites, annoncée par Sébastien Lecornu lors de sa déclaration de politique générale, le SNPPE souhaite attirer l'attention sur "un angle mort majeur de ces discussions : la pénibilité structurelle des métiers de la petite enfance, exercés à 97 % par des femmes, et pourtant absente de toutes les grilles de reconnaissance existantes."
Documentant la pénibilité du métier, déjà soulignée par la Cnaf dans une publication de juillet 2023 cf. Diaporama, le syndicat soulève les augmentations significatives d'accidents et maladies professionnelles :
Soit 241 823 journées de travail perdues pour cause d'accidents, et 53 196 autres journées perdues pour maladies professionnelles, selon le syndicat.
Aussi, le SNPPE demande à être intégré aux travaux de la Conférence et à ce que soit ouverte une réflexion interprofessionnelle sur "la pénibilité des métiers féminisés à forte charge physique et émotionnelle" et ses spécificités en termes de temps partiels imposés, carrières discontinues et usure prématurée des corps.