En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation d'un simple cookie d'identification. Aucune autre exploitation n'est faite de ce cookie. OK

Espace Veille de l'UFCV

Chargement en cours…

Espace Veille de l'UFCV

Chargement en cours…
0

Les propositions de la Convention citoyenne sur les temps de l'enfant

Favoris
Article

Education

CESE

CESE

23/11/2025

Lire sur le site

rythmes scolaireséducation nationaleéducation populairevacancesvacances scolairesjeunesjeunesseenfantsadolescenceadolescentsélèvespériscolaireTAP

Les 133 membres de la Convention citoyenne sur les temps de l'enfant, organisée par le Conseil économique, social et environnemental (CESE), ont adopté ce dimanche 23 novembre leur rapport final. Ils formulent 20 propositions pour un nouveau modèle de société fondé sur une organisation des temps des enfants mieux adaptée à leur bien-être, leur santé, et leurs apprentissages.


Les précédentes étapes, du lancement au démarrage des travaux de la Convention citoyenne, sont à retrouver dans cette note cf. espace veille

5 février 2026. Dans une interview, le Président de la République fait peu de cas de sa convention citoyenne

Dans une interview du 5 février au média Brut, le Président de la République s'exprime pour la première fois sur les conclusions de la convention citoyenne qu'il avait lancée l'été précédent.

Avant d'aborder différents thèmes relatifs aux violences à l'école ou d'évoquer des perspectives d'interdiction des réseaux sociaux, des jeux vidéos ou d'outils IA pour les jeunes, Emmanuel Macron est tout d'abord rapidement interrogé sur les rythmes scolaires (jusqu'à 4min15).

 

Le Président de la République précise sommairement avoir demandé "à une commission" [le CESE*] de lancer une "consultation citoyenne" [convention citoyenne*] "qui a rendu ses travaux il y a peu de temps et maintenant c'est le gouvernement qui va avoir à agir."

 

Il souligne ensuite que, selon "son expérience", il serait pertinent d'avoir des journées plus courtes, avec un début de journée plus tard et une fin de journée plus tôt, en cohérence avec les conclusions de la convention citoyenne. À l'inverse néanmoins, il souligne que "la contrepartie c'est sans doute d'avoir des vacances plus courtes". Il estime notamment que la France a "plus de vacances que les autres" ce qui conduirait les élèves à "désapprendre un peu" lors des vacances d'été. "On pourrait reprendre un peu plus tôt en août, on pourrait partir un peu plus tard en vacances, je pense qu'un gros mois de vacances ça serait envisageable."

 

  • Pour rappel concernant les vacances et la comparaison avec ses voisins, la France, d'après les dernières données de l'OCDE (publiées le 9 septembre 2025) :
    • a des vacances d'été plus courtes que la moyenne des pays de l'OCDE et l'Union européenne (8 semaines, contre 8,7 semaines en moyenne pour l'OCDE et 9,5 semaines pour l'UE) ;
    • est le pays avec le plus de vacances scolaires hors-été, en faisant le 6ème pays avec le plus de vacances scolaires de l'OCDE (16 semaines contre une moyenne des pays de l'OCDE à 13,5 semaines) ;
    • présente une temps d'instruction obligatoire supérieur à la moyenne des pays de l'OCDE :
      • 864 heures/an à l'école élémentaire (contre 804h pour la moyenne OCDE) ;
      • 973 heures/an pour le premier cycle du secondaire (contre 909h pour la moyenne OCDE).
    • sur l'emploi du temps d'instruction, la France consacre, à l'école élémentaire, très nettement plus de temps :
      • à la compréhension de l'écrit (lecture, expression écrite et littérature), avec 38 % du temps d'instruction (contre 25 % en moyenne de l'OCDE)
      • aux mathématiques avec 21 % du temps scolaire (contre 16 % en moyenne de l'OCDE).
  • Du côté de la Convention citoyenne, la préconisation du maintien du volume de vacances scolaires (et le rejet de la proposition de raccourcissement des vacances d'été, rejetée aux deux tiers des voix) se justifiait essentiellement par deux motifs :
    • "le volume des vacances semble favorable et en adéquation avec les rythmes chronobiologiques des enfants" ;
    • "la réduction des vacances d'été n'est pas compatible avec les conditions climatiques, en particulier à cause de la chaleur".

Sur ses différentes prises de position concernant les rythmes scolaires, le Président de la République souligne néanmoins que "ce n'est pas à [lui] de le dire", laissant la responsabilité au gouvernement de sa saisir d'une réforme. Il prend néanmoins acte des divergences sur le sujet : "Je suis obligé de faire le constat que ça ne fait pas un grand consensus pour tout le monde."

 

3 janvier 2026. Le ministre remet le débat à la Présidentielle de 2027

Dans un entretien à Ouest-France, paru samedi 3 janvier, le ministre de l'Éducation Nationale Édouard Geffray s'exprime sur de nombreux sujets en vue de la rentrée 2026.

 

Parmi ceux-ci, les suites de la convention citoyenne sur les temps de l'enfant. Il y salue des constats justes : "les temps de l'enfant sont trop fragmentés et mal articulés entre eux, entre le scolaire, le périscolaire et l'extrascolaire." Pour autant, hormis ce constat, il juge que la réforme proposée sur le rythme scolaire hebdomadaire pourrait être source d'inégalités territoriales : "la réalité du terrain, c'est qu'on ne peut pas réussir la semaine de cinq jours, partout, dans les mêmes conditions."

Aussi, appelant à la stabilité pour la rentrée 2026, il estime que le sujet relève d'"un vrai débat pour la présidentielle de 2027."

 

10 décembre 2025. Le CESE adopte son avis

Au terme des travaux de la Convention citoyenne, le CESE a comme prévu établi son avis, adopté à l'unanimité le 10 décembre. L'avis formule 19 préconisations en phase avec celle des citoyennes et citoyens, dont une appelant à créer un Service public de la continuité éducative cf. espace veille

Fin novembre 2025. Réactions du gouvernement, parlementaires et élus locaux

Du côté de l'exécutif, après la publication du rapport de la Convention citoyenne, la ministre de la Santé et des Familles Stéphanie Rist salue la "contribution majeure" via un post Linkedin tandis que le ministre de l'Éducation Nationale Édouard Geffray parle d'un "jalon important, point de départ sur lequel nous allons pouvoir travailler ensemble." Le Président de la République, à l'origine même de la Convention citoyenne, ne s'est pas exprimé du tout sur le sujet.

Des réactions que la Gazette des Communes qualifie de "service minimum", tandis que Le Monde pointe l'absence de l'exécutif lors du vote du rapport, et le "silence quasi total de la classe politique".

Aussi, le 26 novembre, la présidente de l'Assemblée Nationale, Yaël Braun-Pivet (Renaissance), signe une tribune dans Libération, dénonçant les "indifférences regrettables - voire coupables" de la classe politique.

 

Du côté des élus locaux, l'Association des Maires de France (AMF) rejette tout procès en indifférence mais s'interroge encore. "Il faut saluer le travail des citoyens sur ce sujet fondamental, mais l’idée est de prendre le temps pour voir comment on peut se saisir intelligemment de leurs propositions", explique le coprésident de la commission éducation de l'AMF Frédéric Leturque (centriste), au Monde. L'autre coprésident, Antoine Jouenne (PS), précise que les préconisations des conventionnaires "affectent d'une manière ou d'une autre le bloc local" et demandent au Premier Ministre des chiffrages budgétaires afin de pouvoir construire leur positionnement. Une requête qui sera à nouveau appuyé dans un communiqué de l'AMF du 17 décembre. Tous deux insistent par ailleurs sur la crainte de voir rééditer la réforme des rythmes scolaires avortée de 2013 : "Instaurer la semaine de cinq jours, alors que la réforme des rythmes scolaires de 2013, mise en œuvre dans la précipitation et sans concertation, a été un échec, serait un bouleversement pour la majorité des communes, sachant, de plus, que le sujet est clivant au sein des maires", termine l'élu socialiste.

 

Fin novembre 2025. Les réactions des acteurs associatifs, syndicaux et professionnels

Dans un communiqué du 26 novembre, le réseau français des villes éducatives (Rfve), l'association d'élus en charge des sujets éducatifs indiquer partager "beaucoup des conclusions" de la convention citoyenne, les liant aux droits de l'enfant. Aussi, il indique le besoin de "décorréler les temps scolaires du rythme de travail des adultes, enseignantes et enseignants notamment" et à penser des "alliances éducatives réelles entre les différents métiers éducatifs".

"Le RFVE appelle le ministre de l’Éducation nationale a se saisir des propositions de la convention citoyenne et à envisager les moyens de leur mise en œuvre dans les prochains mois."

 

Parmi les autres réactions, les principales oppositions proviennent des syndicats d'enseignants.

  • Le SNUipp-FSU, représentant les enseignants du primaire, refuse l'allogement de la semaine à 5 jours et la fin des journées de cours à 15h30 ;
  • Le Snalc, second syndicat de l'enseignement secondaire, s'oppose également à un passage à une semaine de 5 jours et pointe le coût de cette convention citoyenne : "4 millions d'euros jetés par la fenêtre" ;
  • Le Snep-FSU, représentant les professeurs d'EPS, se dit "abasourdi" des préconisations, estime logistiquement impossible de concentrer les activités sportives sur le début d'après-midi ;
  • La Fnec FP-FO, tête de réseau des syndicats Force Ouvrière dans l'enseignement, refuse de rendre obligatoires les PEDT afin de lutter contre "la territorialisation de l'école publique" et rejette l'ouverture de l'école aux associations et collectivités.

 

Dans d'autres sphères, les acteurs du tourisme, entendus par la convention via l'audition de la Confédération des acteurs du tourisme (CAT), estiment via le dépôt d'un "Cahier d'acteur" que le rythme actuel des vacances scolaires en "en phase avec la nécessité d'une meilleure gestion des flux touristiques et des déplacements", s'opposant en creux à un regroupement sur 2 semaines des vacances de février et de Pâques.

 

D'autres retours plus positifs sont à retrouver du côté du Comité national olympique du sport français (CNOSF) qui trouve dans les résultats de la convention des préconisations allant dans le sens de la vision du mouvement sportif (favorisation des activités extrascolaires, valorisation du sport à l'école).

 

23 novembre 2025. La convention citoyenne publie ses 20 recommandations avant l'adoption de l'avis par le CESE

Le dimanche 23 novembre, la Convention citoyenne sur les temps de l'enfant a publié, au terme de sa 7ème et ultime session de travail, son rapport et ses 20 préconisations. Ce dernier doit être adopté par les membres du CESE le 10 décembre prochain.

 

Au fil de ses 5 mois et 6 sessions de travaux, la Convention citoyenne sur les temps de l'enfant et ses 133 membres ont abordé de nombreux sujets : rythmes scolaires inadaptés aux rythmes biologiques, besoins de temps libre, pression scolaire, harcèlement et violences subies par les enfants, inclusion, handicap, inégalités sociales et territoriales, santé physique et mentale, manques de moyens dans l'Éducation nationale, transports du quotidien, bâti scolaire, programmes scolaires, parentalité ou encore vision de la place de l'enfant dans la société.

 

Pour aborder ces sujets divers, de nombreux intervenants experts ont été entendus, parmi lesquels : les ministres d'alors, Élisabeth Borne pour l'Éducation Nationale et Marie Barsacq pour la Jeunesse et la Vie associative, le Comité de filière Animation, les syndicats de l'Éducation nationale, les administrations centrales, des Drajes, le Défenseur des enfants, la Cnaf, le HCFEA, des membres du panel de jeunes constitué par le CESE sur l'avis 'Santé mentale' cf. espace veille, des chercheurs et chercheuses de disciplines diverses (notamment de l'Injep), mais aussi associations (Unaf, Trisomie 21 France, Réseau français des villes éducatives, Association des Maires de France), notamment de l'éducation populaire : l'Ovlej, Francas, Ligue de l'enseignement, MJC, Léo Lagrange.

 

Au fil de ses travaux, la Convention citoyenne aboutit à un constat partagé : les temps de l'enfant sont pensés pour correspondre aux contraintes des adultes et non aux besoins éducatifs des jeunes.

 

Dans le travail de construction des recommandations, les citoyennes et citoyens ont défini puis suivi 4 axes structurants :

  • Inclusion et prise en compte des besoins spécifiques
  • Santé et santé mentale
  • Lutte contre le harcèlement et les violences
  • Lutte contre les inégalités sociales et territoriales

 

20 recommandations suivant 3 axes

En synthèse : la Convention citoyenne propose de passer à une semaine de 5 jours d'école du lundi au vendredi, concentrant les savoirs théoriques le matin et des après-midis tournés vers des apprentissages pratiques. Dans ces après-midis, le temps périscolaire débuterait à 15h30 et ferait partie de l'emploi du temps de chaque élève. Sont aussi proposés : des séjours obligatoires chaque année dès le CP, notamment organisés avec des associations ; la déclaration systématique de la pause méridienne en ACM, avec équipe d'animation et projet pédagogique définis ; et repenser l'école comme un espace communautaire où les différents partenaires éducatifs, dont les associations, ont leur place.

A- Restructurer les temps de l'enfant pour adapter les rythmes aux besoins biologiques, diversifier les apprentissages et offrir davantage de temps libre

Le matin :

  • Mettre en place un temps d'accueil échelonné avant les cours
    • Accueils différenciés selon les tranches d'âge (activités plus ou moins encadrées en primaire, autonomie dans le secondaire), petits-déjeuners gratuits, proposer ponctuellement des cafés-parents, ...
  • Reculer le début des cours à 9h en collège et lycée

 

La journée :

  • Construire des journées avec un socle d'apprentissages théoriques communs le matin et des apprentissages pratiques, de la pratique artistique, culturelle et sportive l'après-midi
  • L'après-midi : 2h d'apprentissages pratiques jusqu'à 15h30, puis 1 à 2h d'"activités artistiques et sportives" gratuites.
    • Parmi les apprentissages pratiques dispensés avant 15h30 :
      • projets interdisciplinaires, des "ateliers de la vie pratique" (manuels de bricolage, cuisine, couture, ménage, ... notamment afin de réduire les inégalités de genre), éducation morale et civique, informatique et numérique, pratique culturelle et sportive, ...
    • Parmi les temps après 15h30 :
      • Sur ces temps, il n'y a pas eu de consensus sur le caractère obligatoire ou facultatif. Il est notamment envisager de poser des quotas (ex : 1 à 2 activités par semaine) ou à l'année pour s'assurer que tous les élèves aient accès aux activités.
      • Les activités doivent être proposées par le "campus de jeunes" - qui serait créé dans chaque établissement en vue de prendre en considération la parole des jeunes -, en coordination avec les acteurs locaux.
  • Garantir une pause midi d'au moins 1h30
  • Garantir un temps de liberté sur la pause midi "(jouer librement, se défouler, se reposer, s'ennuyer, ...)"
    • Le temps du midi serait "obligatoirement déclaré comme un ACM, afin d'offrir un cadre et une équipe dédiée à l'organisation de ce temps autour d'un réel projet pédagogique"
    • Chaque établissement devra être accompagné pour proposer des activités facultatives, animées par des acteurs extérieurs notamment "associatifs, éducation populaire, ..."

 

La semaine : Passer à une semaine de 5 jours pleins pour permettre une stabilité dans le rythme des enfants

  • Seul point notable : le programme du mercredi après-midi viserait spécifiquement à "diversifier les apprentissages et à développer de nouvelles compétences". C'est donc le seul jour où les apprentissages pratiques de l'après-midi n'auraient pas nécessairement de liens directs avec les apprentissages théoriques du matin.
  • Parmi les conditions de réussite de cette nouvelle organisation du temps scolaire :
    • "Davantage de personnes accompagnant les professeurs (étudiants, parents, grands-parents, retraités...) et davantage d’intervenants extérieurs (animateurs, professionnels…)"
    • Un tissu associatif "qui ne doit pas être le grand perdant de la transformation du mercredi après-midi dont il profite aujourd'hui largement pour déployer ses activités".

 

L'année :

  • Rendre obligatoire l'organisation par les établissements, en partenariat, de plusieurs temps de coupure dans l'année : "au moins un séjour/voyage par an, pour tous les élèves"
    • Le séjour serait obligatoire pour toutes les classes à partir du CP, pour un minimum de 2 journées et 1 nuit (certains membres de la convention ont regretté "un manque d'ambition sur la durée minimale des séjours").
    • Ces séjours "seront le fruit d’un partenariat multipartite entre différents acteurs, intégrant notamment des intervenants extérieurs (État, collectivités locales, parents et associations de parents d’élèves, associations, élèves, etc.)."
  • Vacances scolaires :
    • Réduire l'étendue des zones de vacances d'hiver et de Pâques de 3 à 2 zones pour respecter l'alternance entre 7 semaines de cours et 2 semaines de vacances
    • Sur les vacances d'été, instaurer une rentrée de septembre échelonnée sur une semaine en fonction des classes d'âge.

 

B - Repenser l'organisation des temps de l'enfant : coordonner les acteurs, aménager les espaces et faciliter la mobilité

Parmi les préconisations :

  • Créer un ministère de l'Enfance
  • Rendre obligation l'élaboration des projets éducatifs de territoire (PEDT) "nouvelle génération" sur l'ensemble du territoire
  • Ouvrir les établissements scolaires pour proposer de nouvelles activités
    • "En collaborant avec les collectivités territoriales et les acteurs associatifs locaux, l’école devient un véritable centre de vie communautaire" : renforcer les liens entre l'école et d'autres partenaires socioculturels/éducatifs, "favoriser l'ancrage territorial de l'éducation et le développement de projets partagés"

 

C - Aménager des temps de qualité pour les enfants et les parents et accompagner à la parentalité

Parmi les préconisations :

  • Informer/sensibiliser les parents et encadrants de jeunes sur les "usages numériques individuels non-encadrés"
  • Appliquer et renforcer la législation en vigueur sur les temps d'écran individuels des enfants
    • Interdiction de l'accès aux réseaux sociaux avant 15 ans
    • Interdiction des téléphones portables en primaire et au collège
  • Renforcer le cadre légal des aides à la parentalité
    • Valoriser le rôle parental avec plusieurs leviers : veiller à ce que la parentalité ne soit pas un facteur de discrimination (professionnel notamment), améliorer le recours aux dispositifs d'aide à l'exercice de la parentalité, création dans chaque entreprise d'une "charte de la parentalité".

 

7 novembre 2025. Le panel de jeunes rend son rapport

Le vendredi 7 novembre, le CESE publie le rapport réalisé par le panel de 20 jeunes de 12 à 17 ans, constitué en vue d'éclairer les échanges de la convention citoyenne sur les temps de l'enfant.

 

Les jeunes formulent 10 préconisations

Au coeur de leur travail de construction des recommandations, les jeunes ont identifié 3 "souhaits" :

  • Une école où on a le choix
  • Des méthodes pédagogiques plus interactives et engageantes
  • Davantage de liberté, de temps libre, dans l'organisation du temps scolaire

 

 

Sur les points ayant des incidences plus spécifiques sur l'éducation populaire

  • Les jeunes souhaitent majoritairement des journées plus courtes (9h-15h30), réparties donc sur 5 journées pleines.
    • Les activités périscolaires mentionnées après 15h30 sont nommées comme étant des activités "artistiques et sportives", "organisées et choisies par les enfants et les adolescents, afin qu'ils puissent pratiquer ce qui leur plaît".
    • Ces activités peuvent être organisées "soit par l'établissement scolaire, soit à l'extérieur dans des clubs ou des associations".
    • Les jeunes estiment qu'une telle proposition serait bénéfique à la fois pour leur santé et leurs apprentissages.
  • Les jeunes souhaitent "un accès simplifié à des activités extrascolaire facultatives"
    • Organiser un "forum des activités" organisé par les communes à chaque début d'année scolaire
    • Mettre en place un "Pass'Activités" destiné à financer les activités "extra-scolaires"*, avec un montant modulé selon le quotient familial (la distinction entre périscolaire et extrascolaire n'est pas faite dans le rapport*).
    • Valoriser la participation aux activités "extrascolaires" dans le cursus scolaire, notamment par une mention au bulletin
    • Permettre aux jeunes de réaliser des activités "extrascolaires" dans un établissement voisin, afin de faire les activités qu'il/elle souhaite et rencontrer de nouvelles personnes. Pour cela, mettre en place les transports publics adéquats pour les jeunes vivant en milieu rural.

Mai 2025. Emmanuel Macron relance le débat sur le temps scolaire

Pour retrouver les différentes actualités ayant mené à cette convention citoyenne, ça se passe ici : cf. espace veille

 

Voir aussi

Favoris