En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation d'un simple cookie d'identification. Aucune autre exploitation n'est faite de ce cookie. OK

Espace Veille de l'UFCV

Chargement en cours…

Espace Veille de l'UFCV

Chargement en cours…
0

La reconnaissance institutionnelle des engagements des élèves du secondaire

Favoris
Article

Education

INJEP

Julie Testi

04/11/2025

Lire sur le site

rapport/étudeengagementjeunesadolescentsenseignement secondaireélèveslycéenscitoyennetépolitiques jeunesse

Depuis les années 2000, les politiques éducatives européennes et françaises placent l'engagement des jeunes au cœur de leurs priorités. Portée par des textes juridiques et des initiatives institutionnelles, la reconnaissance formelle des engagements — qu'ils soient bénévoles, citoyens ou associatifs — s'impose progressivement comme un impératif dans les cursus scolaires. Ce rapport explore comment cette dynamique, déjà ancrée dans l'enseignement supérieur depuis la loi Égalité et citoyenneté de 2017, s'étend désormais au secondaire, notamment dans les lycées.


Fin octobre, l'INJEP publie une large étude sur la reconnaissance des engagements des élèves dans l'enseignement secondaire.

Après une reconnaissance formelle des engagements dans l'enseignement supérieur actée par la loi Égalité et citoyenneté de 2017, l'INJEP s'est intéressée à l'"attention croissante" dont le phénomène fait l'objet dans l'enseignement secondaire (collège/lycée).

Le rapport présente une observation de différents registres de reconnaissance institutionnelle des engagements et "questionne une possible extension de la forme scolaire ordinaire aux activités extrascolaires des élèves, ainsi que la portée normative des dispositifs déployés."

 

En Europe, l'"injonction" à la reconnaissance institutionnelle de l'engagement des jeunes

  • L'engagement des jeunes fait l'objet d'une attention croissance par les instances européennes depuis le début des années 2000, avec l'enjeu de promouvoir une citoyenneté "active".
  • En 2001, le livre blanc "Un nouvel élan pour la jeunesse européenne" de la Commission européenne inscrit le volontariat parmi les 4 priorités de coopération pour la jeunesse. Le volontariat est valorisé en tant que levier d'engagement et d'employabilité.

 

Tour d'horizons des dispositifs européens de reconnaissance de l'engagement des jeunes dans l'enseignement secondaire.

 

 

En France, l'"Inculcation d'une culture de l'engagement" à l'école :

  • Le "Parcours citoyen", issu de la loi de programmation pour la refondatoin de l'école de la République de 2013, concerne l'ensemble du parcours scolaire de l'enseignement élémentaire jusqu'au bac.
  • Il valorise notamment : la participation aux instances des établissements scolaires, les engagements citoyens dans et hors de l'école.
    • Des dispositifs comme la généralisation des éco-délégués ou les Classes et lycées engagés (CLE), pris en compte dans le "parcours citoyen", sont également étudiés dans le rapport.
  • L'installation de Parcoursup en 2018 a contribué à reconnaître davantage les engagements des jeunes dans les processus de sélection des filières de l'enseignement supérieur : "L’engagement devient donc à la fois un élément du parcours de l’élève et un facteur de distinction dans le cadre de la sélection scolaire."
  • Dans cette continuité, les engagements font leur entrée dans les programmes scolaires, reconnus pour l'apprentissage de savoirs et compétences qu'ils permettent. "Pour autant, cette action publique apparaît comme dépendante des politiques d’établissements, voire des pratiques des enseignant·e·s."
  • Les politiques de reconnaissance dans l'engagement des jeunes dans le secondaires va souvent de pair avec des partenariats associatifs, dans plusieurs registres : interventions à l'école, formation, terrains d'intervention pour s'engager, reconnaissance des compétences acquises. "De plus, la mise en œuvre de Parcoursup amène les associations à délivrer des attestations afin de permettre aux élèves de justifier de leurs engagements."

 

En somme, l'INJEP dresse un bilan des politiques de reconnaissance de l'engagement des jeunes dans le secondaire qui "semble mitigé" :

  • Les jeunes sont dépendants de la sensibilité des équipes éducatives pour voir leurs engagements reconnus ;
  • La reconnaissance des engagements est parfois bornée à des politiques visant à améliorer le climat scolaire ou à augmenter la participation ;
  • Les dispositifs de reconnaissance conduisent à "favoriser des engagements « normés »", délégitimant à l'inverse les formes d'engagements non-reconnues.

 

Tour d'horizons des dispositifs français de reconnaissance de l'engagement des jeunes dans l'enseignement secondaire.

 

 

Favoris