En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation d'un simple cookie d'identification. Aucune autre exploitation n'est faite de ce cookie. OK

Espace Veille de l'UFCV

Chargement en cours…

Espace Veille de l'UFCV

Chargement en cours…
0

Emmanuel Macron enterre le SNU et veut rétablir un service militaire de 10 mois au volontariat

Favoris
Article

Engagement

Maire-info

Franck Lemarc

28/11/2025

Lire sur le site

SNU (Service national universel)service militaire volontairejeunesarméeengagementvolontariat

C'est lors d'un déplacement au sein de la 27e brigade d'infanterie de Varces que le président de la République a détaillé, hier, ses intentions en matière de rétablissement d'un service « purement militaire », qui pourrait entrer en vigueur dès l'été prochain. Si le Parlement le permet.


7 mai 2026. Le Chef d'État-major de l'Armée de Terre fait le point sur le déploiement sur Service national

Dans une interview exclusive publiée par Le Parisien ce 7 mai, le chef d'État-major de l'Armée de Terre, Pierre Schill, fait le point sur les avancées du nouveau service national.

 

Concrètement, il rappelle que le service national volontaire, dans les Armées, débutera à partir de septembre et vise d'accueillir 3 000 jeunes durant 10 mois.

  • 2 400 sont d'ores et déjà inscrits, dont 22 % de filles.
  • 60 % de ces missions se feront dans l'Armée de Terre.
  • Parmi les aspirations des jeunes le chef d'État-major "constate un engouement particulier pour les postes de combattant - le soldat avec son arme, les pieds dans la boue, pour schématiser - alors qu'on offre un éventail beaucoup plus étendu."

 

Il rappelle par ailleurs le principe du dispositif : les jeunes seront considérés comme des soldats à part entière durant leur service, déployés en France (dont territoires ultramarins), sur 80 bases militaires identifiées (sur 150 au total).

 

Il rappelle par ailleurs que l'ambition du dispositif est de "contribuer à l'esprit de défense de la nation" et renforcer un modèle hybride d'armée : les armées parviennent à recruter des professionnels et volontaires mais cherchent à élargir un vivier potentiellement mobilisable en cas de crise. "Notre but n'est pas d'augmenter le recrutement de l'armée de terre, explique Pierre Schill, car nous n'avons pas de problème à enrôler 15 000 jeunes chaque année." Il confirme par ailleurs que le dispositif n'a pas vocation à aller vers une obligation, bien qu'une montée en puissance est prévue : "Le président de la République a annoncé qu'il allait le porter à 4 000 l'an prochain, dont 2 400 pour l'armée de terre, puis 10 000 à l'horizon 2030, dont 6 000 pour nous."

 

Enfin, concernant les annonces quant au financement du permis de conduire pour les volontaires au service national, le chef d'État-major pondère considérablement les promesses faites : "En théorie, c'est possible, mais, concrètement, ce sera de l'ordre de l'exception. Parce qu'aujourd'hui, nous n'avons déjà pas assez de places de permis pour les soldats d'active."

 

27 novembre 2025. Le Président de la République détaille les contours du nouveau Service national

En déplacement à Varces (38), au sein de la 27e brigade d'infanterie de montagne, le Président de la République a prononcé un discours dans la continuité de celui du 13 juillet dernier concernant le SNU et l'engagement militaire des jeunes cf. espace veille "J'annonçais aux Français qu'un nouveau cadre pour servir au sein des armées serait décidé à l'automne, rappelle le Président. Nous y sommes."

Ce discours du 13 juillet s'inscrivait lui aussi dans une continuité avec le discours aux Armées du 20 janvier dernier, qui avait accéléré le virage militaire sur l'engagement des jeunes cf. espace veille

 

Dans son discours, Emmanuel Macron acte la fin du SNU pour se tourner vers une approche plus explicitement militaire de l'engagement des jeunes : "Là où nous soutenions l'ambition d'un service national universel pour conforter la cohésion au sein d'une classe d'âge, l'accélération des crises, le durcissement des menaces me conduisent à proposer aujourd'hui un service national purement militaire qui, sans être universel, peut engager toute une génération."

 

Petit bémol à noter au préalable : les annonces du chef de l'État reste soumise à la présentation et l'adoption d'une loi, qui aura de fortes chances d'être amendée au fil de la discussion au sein d'un Parlement très divisé sur la question.

 

Concernant la forme de ce nouveau service national militaire

Le cadre et l'appel

Il concernerait les jeunes âgés de 18 à 25 ans ("le coeur sera constitué par les jeunes âgés de 18 à 19 ans" qui représenteront au moins 80 % des effectifs) et serait sur la base du volontariat.

  • Ce service militaire n'est pas accessible pour les personnes en situation de handicap ou ne souhaitant pas porter d'arme.

Ce volontariat s'exprimera lors de la Journée de défense et de citoyenneté (JDC), qui sera renommée Journée de mobilisation, "en se recentrant sur les fondamentaux". Le Ministère des Armées précisera mi-janvier les modalités de candidature.

 

Été 2026 : objectif 3 000 volontaires

  • Ces derniers seront sélectionnés selon leur motivation et les besoins des armées et serviront sous statut militaire.
  • Ils et elles pourront réaliser leur service national dans les armées, la gendarmerie nationale, la brigade des sapeurs-pompiers de Paris ou le bataillon des marins-pompiers de Marseille, dans des proportions définies chaque année par le Chef d'État-Major des Armées (CEMA). "L'objectif que nous poursuivons est un objectif militaire", rappelle le chef de l'État.

 

La forme du nouveau service national

Ce service militaire volontaire (SMV), poussé depuis des mois par le Président de la République et les généraux des Armées, durerait 10 mois :

  • 1 mois de formation initiale où les jeunes "apprendront ensemble les rudiments de la vie militaire. Ils acquerront l'esprit de discipline, se formeront au maniement des armes, à la marche au pas, au chant, à l'ensemble des rituels qui nourrissent la fraternité de nos armées et concourent à la grandeur de la nation."
  • 9 mois au sein d'une unité militaire, où les jeunes volontaire effectueront les mêmes missions que l'armée d'actifs sur le territoire national.

 

Cet engagement "sera encouragé et valorisé" insiste Emmanuel Macron, qui annonce que des mesures seront prochainement détaillées par le gouvernement. Le site du ministère des Armées présente d'ores et déjà plusieurs éléments matériels :

  • Un solde à 800 € bruts/mois ;
  • L'accès à la carte SNCF "militaire" (75 % de réduction) ;
  • Alimentation et hébergement gratuits pendant la durée du service ;
  • Prise en compte du service militaire dans Parcoursup.

 

Réserve opérationnelle & nouveau modèle d'armée

Les jeunes ayant suivi leur service militaire intègreront obligatoirement la réserve opérationnelle de disponibilité (RO2) pour une durée d'au moins 5 ans.

Ce service national vise notamment à bâtir "un modèle hybride d'armée [...] rassemblant des jeunes du service national, des réservistes et l'armée d'active."

Objectif 2030 :

  • Avoir eu 10 000 jeunes en service militaire volontaire ; puis 50 000 en 2035.
  • Passer de 45 000 réservistes à 80 000.

 

Cet effort sera financé par une actualisation de la loi de programmation militaire 2026-2030 par l'intégration supplémentaire de 2 Mds€.

 

Parmi les autres annonces visant à renforcer les liens Armées-Nation

 

  • Dans l'Éducation Nationale, tous les jeunes devront assister au moins une fois par an à une cérémonie commémorative ;
  • Dès le lycée, les jeunes seront incités à réaliser leur stage de seconde dans les armées ;
  • La durée des classes de défense et de sécurité globale passera de 1 à 3 ans

 

Du reste, hors des questions militaires, le Président de la République donne rendez-vous pour une prochaine prise de parole sur l'engagement non-militaire des jeunes : "J'aurai l'occasion d'y revenir, mais service civique, et réserve civile, joueront un rôle clé dans la mobilisation non militaire de la Nation et sa préparation aux nouveaux risques."

 

Contenu dans

Favoris