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L'éducation populaire, un pilier du vivre-ensemble menacé

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Education

Libération

Cécile Bourgneuf

10/07/2025

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éducation populaireassociationséconomie/financesaccueil de loisirscolosanimation

Centres de loisirs, clubs sportifs, maisons de quartier… L'éducation populaire irrigue la société sans toujours dire son nom. Un rapport d'impact inédit, dévoilé par «Libération», dresse un état des lieux du poids économique et social de ce secteur sous menace budgétaire.


Le 10 juillet, Hexopée fait paraître dans Libération les enseignements d'une mesure d'impact de l'éducation populaire.

 

Principaux enseignements sur les bénéficiaires

  • 70 % des Français ont déjà été en lien avec l'éducation populaire (bénéficiaires, bénévoles, salariés, ...)
    • Ces liens restent néanmoins en partie inégaux sur le territoire : c'est vrai pour 75% en Île-de-France contre 66% dans les zones rurales.
  • Les bénéficiaires de l'éducation populaire :
    • Ont un niveau de diplôme plus élevé que les autres à profil social équivalent
    • Ont une meilleure confiance pour s'orienter ou changer de métier
    • Accordent plus d'importance à la solidarité, la diversité et la lutte contre les discriminations
    • La mesure de leur engagement citoyen est supérieur de +50% aux autres (votent davantage, participent davantage à la vie associative, syndicale, politique, ...)

 

Principaux enseignements sur le secteur

  • L'éducation populaire représente 430 000 associations, 470 000 salariés et 6 M de bénévoles. Le secteur représente 2 % de l'emploi en France (le double de l'agriculture par exemple) et 1 % du PIB.
  • La hausse de l'emploi dans l'éducation populaire suite à la crise sanitaire a été importante : +16% entre 2018 et 2022 (contre +6% dans le reste de l'économie).
  • Les accueils périscolaires et extrascolaires permettent d'éviter la perte d'1,2 Mds d'heures de travail par an, soit 70 Mds€ de productivité. Une perte d'heures qui de surcroît pèserait davantage sur les femmes, "premières à réduire leur activité en l’absence de garde collective".
  • Seulement 27 % des financements proviennent de subventions publiques.

 

Par ailleurs, l'étude relève plusieurs risques :

  • Entre 2022 et 2024, la part des associations d'éducation populaire n'excluant pas une fermeture est passé de 1% à 3%, "Un seuil jamais atteint".
  • Les associations subissent une concurrence de plus en plus importante par les acteurs du privé lucratif, qui concourent également à transformer l'offre de séjours (offres sur-mesure, activités onéreuses, équipements plus modernes, ...).

 

Face à ces difficultés, David Cluzeau, DG d'Hexopée, plaide pour "une loi qui garantirait un service public de la continuité éducative, au même titre que l’école". Afin de garantir une présence stable de l'éducation populaire partout sur le territoire, et être moins dépendant du bon vouloir des élus locaux.

Le dirigeant espère notamment que la question pourra être soulevée au sein de la convention citoyenne sur les rythmes de l'enfant cf. espace veille

 

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