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Modes d'accueil : Gabriel Attal veut instaurer un droit opposable à la garde d'enfants
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Face aux difficultés persistantes d'accès aux modes d'accueil, Gabriel Attal, secrétaire général du parti Renaissance, propose de créer un droit opposable à la garde d'enfants. Objectif : garantir à chaque famille une solution d'accueil, tout en renforçant l'attractivité des métiers de la petite enfance et en réformant un congé parental jugé pénalisant pour les femmes. Une annonce qui a fait bondir le SNPPE. « Un droit opposable sans offre réelle n'est qu'une supercherie », dénonce le syndicat.
Face aux difficultés persistantes d’accès aux modes d’accueil, Gabriel Attal, secrétaire général du parti Renaissance, propose lors d'une conférence de presse du lundi 21 juillet de créer un droit opposable à la garde d’enfants.
Objectif : garantir à chaque famille une solution d’accueil, tout en renforçant l’attractivité des métiers de la petite enfance et en réformant un congé parental jugé pénalisant pour les femmes.
Réactions des acteurs du secteur
La proposition est néanmoins perçue comme à minima hypocrite par les représentants du secteur. Le SNPPE estime dans un communiqué qu'un droit opposable "sans offre réelle n'est qu'une supercherie" et attribue la responsabilité du manque de moyens et l'impréparation du secteur au parti de Gabriel Attal, au pouvoir depuis 8 ans.
Du côté des représentants des crèches familiales du collectif national des assistantes maternelles en crèche familiale (CNAMCF), on salue les annonces tout en les sachant suspendues aux moyens financiers : "Avec une pointe d’ironie, on pourrait dire que c’est dommage qu’il ne soit plus Premier ministre pour concrétiser cette annonce, tacle la co-fondatrice du collectif Véronique Luypaert. Reste à espérer qu’il saura souffler à l’oreille de Madame Vautrin l’importance de débloquer les moyens nécessaires, afin d’éviter le gel des places en crèche familiale."
Une proposition qui ne sort pas de nulle part, mais déjà abandonné par sa famille politique
Ce sujet du droit opposable à la garde d'enfant avait été alimenté dès les premières annonces d'un Service public de la Petite enfance par le Secrétaire d'État Adrien Taquet en décembre 2021 cf. Diaporama
Le rapport du CESE issu de la saisine de Taquet, rendu en mars 2022, avait déploré ne pas avoir pu trancher la question mais évoque la perspective de ce droit opposable : "pour permettre à chaque enfant d’avoir une place de garde et dans le cas contraire l’Etat devrait indemniser les parents pour qu’ils puissent trouver une solution de garde selon leurs capacités contributives."
C'est finalement en avril 2023 que le second gouvernement Borne, par les voix de son ministre des Solidarités Jean-Christophe Combe et de la présidente du Comité de filière, toujours en poste, Élisabeth Laithier, que le projet est abandonné. "On ne peut pas mettre en place quelque chose que l'on ne pourra pas tenir", expliquait-elle, tandis que les représentants des maires de France n'y étaient pas favorables non plus du fait de la tension de leurs budgets locaux cf. Diaporama