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Rapport fait au nom de la commission d'enquête sur les manquements des politiques publiques de protection de l'enfance
rapport/étudeprotection de l'enfancedroits de l'enfantenfancepolitiques publiques
L'aide sociale à l'enfance en France connaît une crise grave qui appelle une action urgente et forte. Ce constat, les membres de la commission d'enquête sur les manquements des politiques de protection de l'enfance en étaient conscients dès nos premières réunions. Après presque un an de travaux, il importe plus que jamais que les conclusions du présent rapport, quelles que soient les nuances que les uns et les autres pourront y apporter, soient mises en œuvre dans les plus brefs délais, de façon méthodique et volontaire. (...)
Le rapport dresse le constat d'une action publique profondément et structurellement dysfonctionnelle et d'un manque chronique d'implication de l'État.
Il appelle à une mobilisation de tous les acteurs pour une réforme d'ampleur visant à recentrer la politique de protection de l'enfance sur les besoins fondamentaux de l'enfant, tout en prenant dès à présent les mesures d'urgence que commande la gravité de la situation.
Quelques 92 recommandations sont formulées en ce sens.
La recentralisation de cette politique ne résoudrait rien, mais une implication forte de l'État dans le pilotage de la protection de l'enfance, en lien avec les départements et les associations, est plus que nécessaire, pour la députée Isabelle Santiago qui vient de rendre public le rapport de la commission d'enquête sur les manquements de la protection de l'enfance. 92 préconisations y sont formulées, dont certaines mesures à mettre en œuvre immédiatement telles qu'un audit pour identifier les fragilités de chaque territoire. Insistant sur la gravité de la crise du secteur et sur les lourdes conséquences pour les enfants et jeunes concernés, les députés plaident pour un "changement de paradigme" autour de trois priorités :