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La lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie, année 2024

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Commission nationale consultative des Droits de l'Homme (CNCDH)

Commission nationale consultative des Droits de l'Homme (CNCDH)

20/06/2025

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L'année 2024 a été une année politique sous tension, marquée par une très forte instabilité institutionnelle et une défiance accrue des citoyennes et citoyens à l'égard des institutions. Le désengagement institutionnel pour lutter contre les actes et les discriminations à caractère raciste est très préoccupant. En qualité de rapporteur national indépendant, la CNCDH adresse un appel sans équivoque au Gouvernement : il est impératif d'agir rapidement et de répondre aux attentes des Françaises et Françaises dont plus de 75 % considèrent qu'« une lutte vigoureuse contre le racisme est nécessaire en France ».


Dans son rapport annuel sur la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie, la CNCDH (commission nationale consultative des droits de l'Homme) relève une hausse continue des discriminations et pointe le désengagement de l'exécutif.

 

Principaux éléments :

  • +11 % des crimes ou délits à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux entre 2023 et 2024 (9 350 actes)
  • +23 % atteintes à la vie ou violences (525 actes)
  • Légère baisse des faits antisémites, qui se maintiennent à un niveau très élevé "au regard de la taille de la minorité juive" (1570 actes)

 

Par ailleurs, la CNCDH pointe le désengagement de l'exécutif, qu'elle illustre par trois points :

  • Le retard dans la mise en oeuvre du plan national de lutte contre le racisme, l'antisémitisme et les discriminations liées à l'origine (PRADO) ;
  • La persistance de la vacance du poste de délégué interministériel contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH)
  • "Diffusion de rhétoriques politiques intolérantes voire haineuses."

 

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