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Note de l'Observatoire du Bien-être n°2025-04 : Des jeunes qui ont envie d'ailleurs, enquête sur le bien-être des lycéens avec Régions de France

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Education

CEPREMAP

Mathieu Perona;CEPREMAP

27/01/2025

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rapport/étudelycéenssantébien-êtresanté mentale

Alors que les lycéennes et lycéens traversent un âge critique pour leur bien-être futur, et qu'il s'agit d'une génération qui a connu confinements et réformes, le bien-être de ces jeunes reste mal connu. Les premiers résultats de cette enquête peignent une génération au bien-être émotionnel et à la confiance fragile, avec de forts écarts entre jeunes hommes et jeunes femmes. Pour beaucoup, l'avenir individuel s'inscrit ailleurs, un tiers souhaitant vivre à l'étranger dans dix ans. Ceux et celles qui pensent rester en France se projettent volontiers vers un espace plus dense que celui habité actuellement : pas d'aspiration à un exode massif vers les villes, mais un mouvement continu d'un échelon à l'autre. Cette première vague met ainsi en évidence un désir de mobilité qui se heurte en pratique à la crise générale du logement dans les centres urbains et à la faiblesse de l'offre de logements étudiants qui pourraient permettre de répondre à ce désir d'ailleurs, y compris au sein de son territoire d'origine.


Au printemps 2024, Régions de France réalise une enquête avec Cepremap (laboratoire de recherche rattaché au ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche) sur le bien-être des lycéens. L'analyse de Cepremap comme celle groupe "Prospective et connaissances territoriales" de RF sont parues fin janvier.

 

Principaux enseignements :

  • Les lycéennes et lycéens (15-18 ans) sont globalement autant satisfaits de leur vie que les adultes au printemps 2024. Mais présentent de moins bons résultats sur les indicateurs émotionnels.
  • Les jeunes ont une faible confiance en eux (5,4 sur 10) et une faible confiance dans les gens qu'ils ne connaissent pas (3,1/10).
  • Un tiers des jeunes exprime ressentir de l'éco-anxiété
  • Seuls 39% des jeunes estiment que "ce qu’ils ont appris au cours de leur scolarité est plutôt ou tout à fait utile pour leur vie future"
  • Les jeunes femmes expriment davantage de mal-être que les jeunes hommes, avec des indicateurs inférieurs sur l'ensemble des variables testées (relations aux proches, regard sur sa vie actuelle, solitude, confiance en soi, ...). Les personnes qui n'ont pas souhaité renseigner leur genre présentent des indicateurs significativement plus préoccupants.
  • L'origine sociale pèse également sur les indicateurs de bien-être : les jeunes issus de ménages ouvriers ou sans-emploi déclarant de moins bons taux de satisfaction de leur situation ou sur leur projection vers l'avenir.
  • Concernant leur lieu d'habitation, à un horizon de 10 ans, un tiers s'imaginent vivre à l'étranger, 30% dans une autre région, 22% dans une autre ville de la même région.

 

Les chercheurs s'intéressent également à la perception du territoire sur lequel vivent les jeunes. Ils notent que beaucoup ont une perception erronée de la typologie de territoire dans lequel ils vivent (ex : seul un quart des jeunes vivant dans une zone urbaine très dense déclare habiter dans une "grande" ou "très grande" ville)

 

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