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« Les crèches familiales sont en danger » : lettre ouverte du CNAMCF aux maires

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Les pros de la petite enfance

Candice Satara

24/02/2026

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Face à l'effondrement continu des places en crèches familiales et à quelques semaines des municipales, le Collectif national des assistants maternels en crèche familiale (CNAMCF) publie une lettre ouverte aux maires appelant à repositionner ce mode d'accueil dans les politiques locales.


Après en avoir appelé au Père Noël en décembre cf. espace veille, le CNAMCF se fend d'une lettre ouverte aux maires pour plaider en faveur des crèches familiales, avec des élections municipales à fort enjeu sur le service public de la petite enfance.

 

Le CNAMCF - collectif national d'assistants maternels en crèche familiale - rappelle que les crèches familiales ont perdu plus de 9 000 places entre 2019 et 2024 (-32 %), alors même que l'ONAPE rappelle qu'il est le mode de garde le moins coûteux cf. espace veille et que l'Igas appelait à "viser à terme une prédominance" de ce modèle mixant accueil individuel et collectif dans un récent rapport cf. espace veille

 

Deux jours plus tard, le CNAMCF est rejoint par 6 autres organisations syndicales et représentant la profession (dont le SNPPE, majoritaire dans le secteur, et la CGT). "Le signal est fort, analyse le média spécialisé Les pros de la petite enfance. Rarement le secteur de la petite enfance aura affiché un tel niveau d’unité." Leur communiqué poursuit dans le même sens que les appels du CNAMCF : "nous demandons aux pouvoirs publics de s’engager à soutenir les crèches familiales afin de maintenir la diversité des modes d’accueil et des modes d’exercice du métier d’assistant maternel."

Cette nouvelle interpellation insiste sur les conditions de travail des professionnelles en crèches familiales : celles exerçant dans le public ont un statut de "sous agent contractuel" qui "les pénalise fortement", leur salaire minimum est inférieur au SMIC pour l'accueil de 3 enfants et, plus généralement, leur mode d'accueil est moins connu et valorisé ce qui "alimente parfois certains préjugés".

 

Aussi, les organisations appellent à une refonte du statut de ces professionnelles dans la fonction publique territoriale, à une revalorisation salariale "substantielle", à mener des campagnes de valorisation du métier et à adapter la PSU (mode de financement des crèches) afin qu'elle prenne en compte les spécificités de l'accueil.

 

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