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En 10 ans, un peu moins d'enfants en situation de privation matérielle

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Solidarité

INSEE

François Gleizes;Anne Pla

Insee Focus - 366

13/11/2025

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En 2024, en France métropolitaine, un enfant sur trois âgé de 1 à 15 ans subit au moins une privation parmi une liste de 15 éléments de la vie courante reconnus nécessaires. À titre d'exemple, plus d'un enfant sur dix vit dans un ménage n'ayant pas les moyens financiers de chauffer suffisamment son logement. De même, plus d'un enfant sur dix ne part pas en vacances pour des raisons financières.


Sur la base de l'enquête INSEE sur la privation matérielle spécifique pour 2024 parue en mai dernier cf. espace veille, l'institut public publie de nouvelles données spécifiques à l'enfance.

 

Principaux enseignements

En 2024, 8,5 % des enfants subissent une privation matérielle spécifique aux enfants. Cela correspond à près d'1 M d'enfants.

  • D'après la classification de l'INSEE, cela signifie que ces derniers ne bénéficient pas d'au moins 3 des 15 critères de confort identifiés (ex : ne pas pouvoir chauffer son logement correctement, ne pas partir au moins 1 fois en vacances dans l'année, ne pas pouvoir manger des fruits et légumes une fois par jour, ...)

 

Entre 2014 et 2024, l'indicateur diminue légèrement, passant de 9 % à 8,5 % des enfants. Aussi, l'intensité de la privation (nombre moyen de critères non-remplis) a baissé (4,4 en 2024 contre 5,1 en 2014).

Néanmoins, ce constat varie selon les indicateurs :

  • Le fait de ne pas avoir les moyens de chauffer son logement a quasiment doublé en 10 ans (5,2 % des enfants en 2014 contre 5,6 % en 2021 et 11 % en 2024) ;
  • Sur l'accès aux vacances, la statistique est relativement stable sur 10 ans avec 11,8 % des enfants ne pouvant pas partir en vacances au moins 1 fois sur l'année 2014, contre 11,2 % en 2024.

 

L'approche par la privation matérielle spécifique s'intéresse aux conditions de vie. Néanmoins, l'INSEE mesure également la précarité monétaire, et relève qu'en 2024, 24 % des enfants sont concernés par l'un des deux ensembles qualifiant les conditions de pauvreté. C'était 20,9 % en 2014.

  • Les chercheurs rappellent que la précarité monétaire des ménages dans lesquels vivent les enfants progresse plus vite que la privation matérielle spécifique : "Dans de nombreux ménages, les parents sont les premiers à se priver et privilégient quand ils le peuvent les dépenses destinées aux enfants."

 

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