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Service national universel (SNU) : le gouvernement répond enfin aux critiques

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Lucile Bonnin

31/03/2025

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Alors qu'il devait être généralisé en 2026, le Service national universel ne cesse depuis sa création d'être l'objet de critiques et de polémiques en tous genres. Mi-mars, Emmanuel Macron a annoncé vouloir une « refonte » du SNU tandis que le ministère de l'Éducation nationale présente des résultats en demi-teinte


Dans un retour du 26 mars à la question écrite du sénateur LR Hugues Saury, spécialiste des questions de défense, le ministère de l'Éducation Nationale répond aux critiques formulées à l'encontre du SNU.

 

Il en cible principalement quatre, issues du rapport de la Cour des compte de 2024 cf. espace veille :

  • Le manque de diversité des participants
    • Réponse du ministère : l'instauration des Classes et Lycées Engagés (CLE), sur temps scolaire, a contribué à apporter davantage de mixité (un récent rapport de l'INJEP en atteste cf. espace veille)
  • Les défaillances de l'organisation administrative et logistique (achats de dernière minute hors marchés publics notamment)
    • Réponse du ministère : la DGSNU a accentué son accompagnement des échelons déconcentrés et fixé un "coût-plafond par type de séjour et modalités de gestion". Des effectifs supplémentaires ont été déployés dans les services déconcentrés de l'État.
  • Le manque de maîtrise de la trajectoire budgétaire
    • Réponse du ministère : "Le coût moyen par jeune des séjours est de plus en plus maîtrisé". De 2 475€ en 2023, le coût serait passé à 2 172€ en 2024 puis 1 944€/jeune en 2025. Parmi les mesures d'optimisation des coûts évoquées : centres SNU dédiés, internalisation de certaines activités pédagogiques, réduction de la durée du séjour à 10j.
  • La fidélisation et la formation des équipes d'encadrement
    • Réponse du ministère : les difficultés de recrutement se réduisent grâce à 2 facteurs :
      • La meilleure visibilité pour les partenaires engagés sur le SNU sur la programmation annuelle
      • L'arrêt du CEE pour aller vers des recrutements en CDD, ce qui "renforce l'attractivité du SNU pour les professionnels de ce secteur d'activité." En 2023, sur 4 300 encadrants, 3 512 l'étaient en CEE.

 

Le ministère répond également aux craintes de mise en concurrence entre SNU et espaces d'éducation populaire :

  • Les acteurs de l'éducation populaire assurent 40 % des séjours et représentent 43 M€, soit un tiers du budget alloué au SNU.
  • Il estime que le cadre de recrutement en CDD plutôt qu'en CEE "est un cadre plus sécurisant et attractif pour les professionnels du secteur".
  • Les associations sportives, mémorielles et de lutte contre les discriminations interviennent sur des modules des séjours de cohésion et sont rémunérées pour cela (aucun chiffre évoqué)
  • Les associations bénéficieraient des Missions d'intérêt général. 34% des 47 700 MIG effectuées l'ont été dans des associations "notamment clubs sportifs", ce qui représenterait un "nouveau vivier de bénévoles".

 

Le ministère termine sa réponse en rappelant que le Président de la République a annoncé une refonte du SNU "qui correspondra aux besoins de la nation et aux priorités identifiées" cf. espace veille

 

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