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La politique d'accueil du jeune enfant
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La politique d'accueil du jeune enfant comprend l'ensemble des actions visant à développer des solutions d'accueil et de garde des enfants âgés de moins de trois ans, soit 2,17 millions d'enfants en janvier 2023. Dans les années 1970, des aides ont été accordées aux parents gardant leurs enfants et aux assistantes maternelles. Une priorité a visé à développer l'offre pour permettre aux mères de retrouver une activité professionnelle rapidement après la naissance. L'organisation des modalités d'accueil des jeunes enfants a conduit, en particulier, à soutenir l'activité d'assistante maternelle pour développer l'accueil individuel et à structurer, sur le plan juridique, une offre diversifiée d'accueil dans les crèches, qui assurent l'essentiel de l'accueil collectif. L'ensemble de ces financements, versés par les caisses d'allocations familiales et la Mutualité sociale agricole, par les collectivités territoriales ou supportés par l'État, représentant près de 90 % des dépenses réalisées pour l'accueil du jeune enfant. L'enquête, réalisée par la Cour et les chambres régionales des comptes de Bourgogne-Franche-Comté, de Bretagne et des Pays de la Loire, qui s'est appuyée sur onze contrôles de collectivités ou d'organismes locaux, vise notamment à identifier les difficultés rencontrées et à formuler des recommandations pour y remédier.
Dans son rapport du 12 décembre, la Cour des Comptes se prononce sur une politique de la petite enfance sujette à des inégalités territoriales qui "tendent à s'accentuer" et dont le coût "parait mal maîtrisé".
Parmi les constats sur l'existant :
Concernant les tendances et objectifs en termes de nombre de places d'accueil, les Sages livrent des constats accablants
Entre 2023 et 2027, l'exécutif souhaite créer 100 000 nouvelles places en crèches, dont deux tiers serait porté par l'accueil individuel et un tiers par l'accueil collectif. Cet objectif a été fixé en 2023.
Le constat rendu est implacable : les objectifs fixés par l'État semblent largement irréalistes en l'état.
Parmi les recommandations, c'est au tour des magistrats de la Cour des Comptes de pousser des préconisations mises dans le débat public par les organisations & collectifs de professionnelles, l'Igas (cf. Diaporama Avril 2023), du HCFEA et de la mission flash des députées Michèle Peyron (Ren.) & Isabelle Santiago (PS) (cf. Diaporama Nov 2023) comme de la commission d'enquête parlementaire de Sarah Tanzili (Ren.) et Thibault Bazin (LR) (cf. Diaporama Juin 2024)) avec notamment la :
Elle porte également pour recommandations de :