En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation d'un simple cookie d'identification. Aucune autre exploitation n'est faite de ce cookie. OK

Espace Veille de l'UFCV

Chargement en cours…

Espace Veille de l'UFCV

Chargement en cours…
0

Décret du 5 mars 2025 portant nomination de la haute-commissaire à l'enfance - Mme EL HAÏRY (Sarah)

Favoris
Article

Education

Légifrance - Journal officiel

Légifrance

05/03/2025

Lire sur le site

enfancepetite enfanceprotection de l'enfancedroits de l'enfantService public petite enfance (SPPE)ASEpolitiques de l'enfancehaut-commissariat à l'enfance

Décret du 5 mars 2025 portant nomination de la haute-commissaire à l'enfance - Mme EL HAÏRY (Sarah)


31 mars 2026. Le Haut Commissariat à l'Enfance publie son premier bilan après 1 an d'existence

Le résumé du bilan est à retrouver dans la note dédiée cf. espace veille

5 mars 2025. Nomination de Sarah El Haïry Haut Commissaire à l'Enfance

Près d'un mois après l'officialisation des contours et compétences du Haut-Commissariat à l'Enfance, le Conseil des ministres a nommé ce mercredi 5 mars Sarah El Haïry à la tête de l'instance.

Ministre déléguée à l'enfance, la jeunesse et aux familles sous Gabriel Attal, la vice-présidente du MoDem était pressentie sur le poste depuis les débuts. Plusieurs associations mobilisées pour la protection de l'enfance avaient plaidé, mi-janvier, pour la nomination d'Edouard Durand, juge des enfants et premier président de la Ciivise.

 

La nomination d'El Haïry provoque des réactions contrastées parmi les acteurs du secteur. L'association La Voix de l'Enfant, proche du parti présidentiel, ou la Ciivise saluent l'expérience de l'ex-ministre et Lyes Louffok, militant des droits de l'enfant et ex-candidat à la députation sous l'étiquette NFP, reconnaît la capacité de dialogue avec les acteurs et personnes concernées dont elle avait fait preuve lorsqu'elle était en poste.

Néanmoins, la nomination d'un profil très politique et proche du Premier Ministre sur un Haut-Commissariat institué dans un objectif de stabilité interroge. Une interrogation d'autant plus vive que l'ex-députée de Loire Atlantique multiplie les signaux laissant présager de sa candidature à la mairie de Nantes dans un an. "Si elle devait démissionner de son poste dès l'année prochaine, alors que les enjeux concernant la protection de l'enfance sont historiques, ça serait une trahison impardonnable, estime Lyes Louffok pour Franceinfo. On aura une vigilance et une exigence vis-à-vis d'elle sur ce point."

 

Dans un communiqué du 5 mars, la Dynamique pour les droits des enfants "prend acte" de la nomination de Sarah El Haïry mais maintient ses doutes quant au poids politique de l'instance.

"Annoncée le 28 décembre 2024 par le Président de la République sur le réseau social X, notre collectif regrette que la création de ce Haut-Commissariat semble moins relever d’une réelle volonté politique pour l’enfance assortie d’une stratégie nationale dédiée, que d’une réaction à l’indignation du secteur associatif suite à l’annonce de la composition du Gouvernement et l’absence de ministère dédié. Nous réitérons donc notre demande d’avoir un Ministère de l’Enfance de plein exercice." Florine Pruchon, coordinatrice de la Dynamique, rappelle qu'"il reste 25 mois pour mettre en œuvre la priorité enfance annoncée par Emmanuel Macron en 2022 et passer à l’action".

 

11 février 2025. Publication du décret définissant les contours du Haut-Commissariat

Le même jour paraissait, au Journal Officiel, un décret créant le Haut-Commissariat en l'attente de la nomination de sa présidente lors du Conseil des ministres du lendemain. Outre l'aspect purement réglementaire, le décret nous apprend que l'instance sera placée sous la responsabilité de la ministre chargée de l'enfance - et non directement l'Élysée ou Matignon comme cela aurait été évoqué. Aussi, symboliquement, le positionnement du Haut-Commissariat ne semble pas avoir été doté du poids politique initialement évoqué par le Président de la République et semble s'apparenter à un sous-ministère à l'Enfance. Il a néanmoins pour avantage d'être positionné hors du gouvernement et se trouve donc moins directement concerné par de potentiels remaniements ou censures.

Par ailleurs, le décret clarifie les missions de l'instance : en lien avec les ministres de l'Éducation Nationale et de la Justice, le Haut-Commissariat "apporte son concours à la définition, la coordination, la promotion, la mise en œuvre et l'évaluation des politiques conduites en matière d'enfance, en particulier en matière de protection de l'enfance, de santé de l'enfant, de soutien à la parentalité, d'adoption, de petite enfance et d'accueil du jeune enfant. Il contribue également à l'élaboration et à la mise en œuvre des politiques conduites à l'égard des professionnels de l'enfance." Contrairement à certaines craintes évoquées plus haut, le Haut-Commissariat disposera bien d'un large périmètre concernant les politiques de l'enfance et sera donc en charge du déploiement du service public de la petite enfance.

 

Les précédentes étapes concernant l'annonce et l'officialisation des contours du Haut-Commissariat à l'enfance sont à retrouver dans cette note de l'espace veille

 

Voir aussi

Favoris