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35 ans après l'adoption de la CIDE, un bilan en demi-teinte pour les droits de l'enfant | Observatoire 2024 de la Dynamique pour les Droits des Enfants

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Dynamique pour les Droits des Enfants

Dynamique pour les Droits des Enfants

20/11/2024

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Cette année 2024 marque le 35e anniversaire de la Convention Internationale relative aux Droits de l'Enfant (CIDE) et le centenaire de la Déclaration de Genève sur les droits de l'enfant. Cependant, ces commémorations sont assombries par le recul inquiétant de ces droits, tant en France qu'à l'échelle mondiale. L'Observatoire 2024 de la Dynamique pour les Droits des Enfants interpelle les décideurs publics en soulignant les avancées, les stagnations et les reculs dans la gouvernance des politiques publiques de l'enfance et la mise en oeuvre du droit des enfants à être entendus et à participer aux décisions qui les concernent. Les 27 organisations du collectif formulent des recommandations concrètes pour une meilleure effectivité des droits de l'enfant en France et dans sa politique internationale.


Ce 20 novembre marquait la 35ème journée internationale des Droits des Enfants et, avec lui, le 35ème anniversaire de la signature de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant.

Pour l'occasion, la Dynamique pour les droits de l'enfant (anciennement "De la convention aux Actes !") regroupant de nombreuses associations nationales (APF France Handicap, Unicef, Cnape, Anacej, le Cofrade, Apprentis d'Auteuil, SOS villages d'enfants, le Scoutisme Français, ...), publie son observatoire 2024, porté sur la situation française.

Le constat est en demi-teinte et les 27 associations craignent des reculs des droits des enfants. Via l'observatoire, ciblé en grande partie sur la participation des enfants et jeunes aux politiques publiques qui les concernent, elles rappellent certaines de leurs revendications pour traduire en actes la convention internationale dont la France est signataire :

  • Un ministère dédié à l'enfance, à la jeunesse et aux familles avec davantage de poids
  • Des réunions d'un comité interministériel dédié à l'enfance au moins 2 fois par an
  • Un comité consultatif d'enfants et adolescents auprès du ministère dédié
  • Une réforme du Parlement des enfants de l'Assemblée Nationale et la création d'une instance comparable au Sénat

 

De son côté, l'Uniopss a également publié un communiqué de presse pour rappeler son plaidoyer en faveur d'une "politique globale en faveur de l'enfance" :

"En cette journée de promotion des droits de l’enfant, l’Uniopss tient à rappeler fermement que ces droits sont les mêmes pour tous. Chaque enfant doit ainsi disposer, de manière effective, des mêmes droits, qu’il soit en situation de handicap, en situation de précarité, réside en France métropolitaine ou en Outre-Mer, ou qu’il n’ait pas la nationalité française. La refonte de la politique de l’enfance souhaitée par le Premier ministre ne doit en aucun cas céder aux sirènes de la fragmentation des publics et conforter des segmentations discriminatoires."

 

Enfin, l'Unicef - dont la défense des droits des enfants est l'enjeu principal - a rendu public la semaine suivante, le 27 novembre, un plaidoyer en faveur d'une meilleur implication des enfants dans la construction des politiques publiques.

 

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