En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation d'un simple cookie d'identification. Aucune autre exploitation n'est faite de ce cookie. OK

Espace Veille de l'UFCV

Chargement en cours…

Espace Veille de l'UFCV

Chargement en cours…
0

Etat de la pauvreté en France 2024

Favoris
Article

Solidarité

Secours catholique

Secours catholique

14/11/2024

Lire sur le site

rapport/étudepauvretéprécaritéexclusion

La protection sociale est un trésor pour notre société. Elle est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas et apporte à chacun une forme de sécurité essentielle face aux aléas de la vie.
Mais ce trésor est menacé. Les discours qui veulent exclure certaines populations du champ de la solidarité remportent une audience croissante. La protection sociale est sous les feux croisés de ceux qui y voient un handicap pour la compétitivité et de ceux qui veulent tailler dans la dépense pour équilibrer les comptes. D'autres encore ne cessent de vilipender la fraude des plus pauvres, pourtant insignifiante par rapport à celle des plus aisés, particuliers comme entreprises. Le tout peut produire une forme de résignation à ce que les prestations s'amenuisent.


Comme chaque année, le Secours Catholique publie son rapport sur l'état de la pauvreté en France, se basant sur un échantillon représentatif de l'ensemble des bénéficiaires accompagnés en 2023 : ils étaient 1,06 M, soit 216 000 familles sur 2 500 lieux.

 

Quelques chiffres :

  • 57% des personnes accompagnées sont des femmes, une sur 4 est mère isolée
  • Plus de la moitié des personnes accompagnées étrangères sont sans ressources ; le même taux sont des familles avec enfants
  • Le taux de personnes inactives est de plus en plus élevé et atteint 51% des bénéficiaires. Les motifs : retraite, contrainte de garde d'enfant, inaptitude pour raisons de santé (+5% en 10 ans pour ce dernier facteur), ...

 

Après un rapport 2023 où l'accent était mis sur la féminisation de la pauvreté, le rapport 2024 souligne l'affaiblissement de la solidarité nationale et de l'accès aux droits :

  • 25,4% des bénéficiaires n'ont aucune ressource : un record dans les chiffres du Secours catholique.
  • 36% de taux de non-recours pour le RSA et le minimum vieillesse (ASPA)

 

Les raisons du délitement de la solidarité nationale :

  • Baisse des montants des prestations
  • Durcissement des critères d'éligibilité
    • Est notamment mentionnée la réforme de l'assurance chômage qui "a fait basculer une partie des chômeurs vers l'inactivité, comme les jeunes actifs".
  • Dématérialisation des démarches : plus de guichets physiques, moins d'accompagnement et risque de fracture numérique

 

Face à cette situation "Il est urgent de parvenir à un revenu minimum garanti décent", conclut l'association, qui porte quelques préconisations :

  • Humaniser et individualiser les relations dans la protection sociale, garantir un accès physique aux administrations
  • Améliorer les espaces France Services, étendre les horaires d'ouvertures, renforcer les démarches d'"aller-vers"
  • Renforcer les moyens des préfectures dédiés aux titres de séjours
  • Augmenter les revenus des ménages les plus pauvres : élever le RSA à au moins 40% du revenu médiant, l'ouvrir aux 18-25 ans indépendants de leurs parents
  • Mettre en place une réelle politique de lutte contre le non-recours
  • Reporter la généralisation de la réforme du RSA, conditionné à 15 heures d'activité hebdomadaire

 

Contenu dans

Voir aussi

Favoris