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Pourquoi un cinquième des missions de service civique s'interrompent avant leur terme
rapport/étudeservice civiqueengagementvolontariat
Environ un cinquième des missions de service civique sont rompues de manière anticipée. Ces ruptures répondent à des logiques variées : 36 % des ruptures sont liées au projet
professionnel du volontaire (une embauche ou une reprise d'études) tandis que 24 % ont lieu à cause d'un abandon ou d'une faute au cours de la mission. La diversité des profils
des volontaires se reflète dans ces situations : les demandeurs d'emploi rompent plus souvent leur mission à la suite d'une embauche, les volontaires les moins diplômés sont plus souvent concernés par des ruptures liées à des difficultés en cours de mission, alors que les étudiants, plus rarement concernés, mettent plus souvent fin à leur engagement pour se recentrer sur leurs études.
Dans un rapport publié le 18 juin, l'INJEP rend compte d'une enquête menée auprès de volontaires en service civique qui ont rompu leur contrat en cours de mission en 2022 et 2023.
Les ruptures de contrat :
Les profils des volontaires rompant leur contrat :
Les motifs de ruptures de contrats :
Parmi les profils de volontaires en service civique, les étudiants sont plus nombreux à exprimer une reprise d'études pour rompre leur contrat (37 %), les demandeurs d'emploi pour une embauche (53 %) ou les inactifs pour faute ou abandon (34 %).
L'INJEP souligne que le rapport à ces ruptures diffère fortement entre les établissements publics, pour qui la rupture pour motif professionnel est bienvenue - ces derniers étant parfois à l'initiative d'une proposition de poste -, et les structures associatives qui "privilégient une vision d’engagement citoyen les perçoivent surtout comme des ruptures regrettables."
Les motifs exprimés par les volontaires :
2 principaux motifs de rupture :