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Typologie des approches de la parentalité chez les 20-35 ans

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Article

Education

Haut Conseil de la famille, de l'enfance et de l'âge (HFCEA)

Conseil de la Famille (HCFEA)

36 p.

17/12/2025

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parentalitérapport/étude

La France connaît depuis une quinzaine d'années une baisse de la fécondité, qui s'est accélérée au cours de la période récente. Pour mieux comprendre cette évolution, le Conseil de la famille du HCFEA a sollicité Toluna afin de réaliser une enquête sur les projections des 20-35 ans en matière de parentalité. Cette enquête permet de dresser une typologie des approches de la parentalité auxquelles adhèrent les 20-35 ans, qu'ils soient déjà parents ou non (six sur dix n'ont pas d'enfant).


Dans une note publiée le 17 décembre, le Conseil de la famille du HCFEA s'intéresse aux approches de la parentalité chez les 20-35 ans, sur la base d'un sondage commandé à Toluna et Harris Interactive.

 

Principaux enseignements

Pour chaque item, le sondage invite les répondantes et répondants à donner une note de 1 à 10.

Les jeunes accordant davantage d'importance à devenir parents sont plus souvent :

  • Des personnes ayant une appartenance religieuse (7,9/10 contre 6,6, soit un écart de +1,3)
  • Des jeunes ayant une situation matérielle favorable (7,8 contre 6,7, +1,1)
  • Des personnes venant d'une fratrie de 3 ou plus (7,6 contre 6,6 pour les enfants uniques, +1)
  • Des personnes se déclarant proches de l'extrême-droite (+0,4 par rapport à celles ne déclarant aucune orientation politique)
  • Des hommes (7,4/10 contre 7,1 pour les femmes, +0,3)

 

Concernant les raisons de vouloir - ou pas - être parent, le HCFEA dégage 3 typologies de répondants parmi ceux sans enfants :

  • L'approche conformiste (40 % de l'échantillon)
    • Adhésion à des motivations d'ordre social (faire plaisir à son entourage, se conformer au modèle de la famille, trouver sa place dans la société, ...)
    • Relevée chez 83 % des répondants souhaitant être parents, 64 % des hommes, 55 % des personnes déclarant une appartenance religieuse.
  • L'approche épanouissante (21 %)
    • Faible adhésion aux motivations d'ordre social mais forte adhésion à des motifs d'ordre intime ("voir grandir un enfant", "moments de joie en famille", "rendre la vie plus belle", ...)
    • Relevée chez 94 % des répondants souhaitant être parents, 48 % de ceux déclarant une appartenance religieuse.
  • L'approche contraignante (39 %)
    • Faible adhésion aux motivations pour être parent, qu'elles soient sociales ou intimes. Adhésion plus forte aux raisons de ne pas être parent ("Cela prend trop de temps/énergie", "Le monde va trop mal", "Je souhaite garder ma liberté")
    • Relevée chez 57 % des femmes, 50 % de ceux souhaitant être parents, 30 % des personnes déclarant une appartenance religieuse.

 

 

 

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