En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation d'un simple cookie d'identification. Aucune autre exploitation n'est faite de ce cookie. OK

Espace Veille de l'UFCV

Chargement en cours…

Espace Veille de l'UFCV

Chargement en cours…
0

La proposition de suppression du CNFPT suscite un vent d'indignation

Favoris
Article

Etat & Collectivités

La Gazette Club RH

Claire Boulland

17/10/2024

Lire sur le site

fonction publique territorialeCNFPTformationbudget 2025économie/finances

Alors que la bataille du budget pour 2025 a débuté à l'Assemblée nationale, la suppression du Centre national de la fonction publique territoriale vient d'être présentée par des élus comme une "réforme audacieuse pour réduire la dépense publique".


Dans une réunion de Horizons le 14 octobre, Christian Estrosi, vice-président et président de l'Assemblée des maires du parti, évoque la proposition de supprimer le CNFPT sous motif qu'il "représente à lui seul près de 1 % de notre masse salariale."

C'est la première fois que la suppression du CNFPT est évoquée sérieusement par un parti politique. La proposition ne devrait, à priori, pas avoir d'avenir à court-terme. Le président du parti Edouard Philippe ne s'est pas prononcé et les membres d'Horizons siégeant au Conseil d'administration du CNFPT ont tenu à déclarer que les propos de C. Estrosi ne les engageait pas.

 

Le sujet a toutefois eu le mérite de faire réagir le président du CNFPT, Yohann Nédélec, qui monte au créneau :

  • « Dois-je rappeler au Maire de Nice que le CNFPT forme chaque année plus d’un million d’agents territoriaux ? Dois-je lui rappeler le rôle péréquateur et mutualisateur du CNFPT qui permet à toutes les collectivités pauvres ou riches, où qu’elles soient, quelles que soient leurs tailles, de former tous les agents sans distinction de grade ou de catégorie ? [...] Une fois de plus, les contempteurs des services publics se dévoilent : les communes riches – comme par exemple Nice – sont prêtes à sacrifier sur l’autel de soi-disant économies, le service public de la formation de nos quelques 1,9 million d’agents territoriaux. »
  • Il rappelle également que passer par des opérateurs privés pour dispenser les formations qu'assume aujourd'hui le CNFPT coûterait 3 à 4 fois plus cher.

 

Estrosi assume et récidive

Loin d'une parole rapportée ou sortie de son contexte, la prise de position du maire de Nice sera à nouveau portée par l'intéressé le 23 octobre, lors d'une interview pour Cnews et Europe 1. Christian Estrosi y critique les formateurs qu'il juge peu compétents et apparemment payés 500 € par jour, pour un modèle qui coûterait 1,3 milliards d'euros par an. Le jour même, le président du CNFPT Yann Nédélec monte au créneau pour décortiquer les fake news partagés le matin à l'heure de grande écoute : "Bien loin des 1,3 milliard d’euros, dont on se demande bien comment il a pu arriver à un chiffre aussi extravagant, le budget du CNFPT est en réalité de 445 millions d’euros par an". Concernant la qualité et rémunération des formateurs, il rappelle que les formations dispensées satisfont plus de 90 % des employeurs et que les formateurs sont rémunérés en moyenne à hauteur de 318 € bruts par journée de formation.

 

Contenu dans

Favoris