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Suicide : mal-être croissant des jeunes femmes et fin de vie - Penser les conduites suicidaires aux prismes de l'âge et du genre - 6ème rapport

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Solidarité

DREES

Observatoire national du suicide (ONS);Fabrice Lenglart;Valentin Berthou;Monique Carrière;Clémentine de Champs;Jean-Baptiste Hazo;Adrien Papuchon;Noemi Stella;Lisa Troy;Hadrien Guichard

25/02/2025

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L'Observatoire National du Suicide (ONS) est une instance consultative créée par le décret n°2018-688 du 1er août 2018 et renouvelée en 2023. Présidé par le ministre chargé de la santé, il a pour objectif d'éclairer les acteurs par des analyses statistiques, des travaux de recherches et une veille documentaire stratégique, pour renforcer la prévention du suicide. L'ONS publie tous les deux ans un rapport, qui présente au grand public et aux experts des dossiers thématiques et un suivi des principaux indicateurs des conduites suicidaires.

Ce rapport synthétise les grandes tendances des conduites suicidaires en France ainsi que leurs facteurs structurants, tout en soulignant les apports et limites de chaque indicateur. Ces résultats contribuent à éclairer la réflexion sur les mesures de prévention.
Après plusieurs décennies de baisse, le taux de suicide semble avoir atteint un plancher à la fin des années 2010. Les hommes âgés restent la catégorie la plus exposée et les jeunes femmes restent le plus faible mais augmentent de 40% entre 2020 et 2022.
Le rapport se compose de trois dossiers et de onze fiches thématiques. Le premier dossier aborde la question de la fin de vie. Le deuxième est consacré à la mortalité par suicide. Enfin, Le troisième dossier porte sur les gestes auto‑infligés, terme privilégié par l'Observatoire à celui de « tentatives de suicide », encore largement utilisé mais qui correspond moins étroitement à la réalité décrite par les données de référence.


Dans son 6ème rapport, l'Observatoire national du suicide, présidé par le ministre de la Santé et le directeur de la Drees, présente plusieurs tendances.

 

Principaux enseignements :

  • Le taux de suicide est nettement plus important chez les personnes âgées. Chez les personnes de 85-94 ans, le risque de décès par suicide est à 0,035% :
    • C'est le triple de la moyenne de la population
    • À cet âge, ce taux est 8 fois plus important pour les hommes que pour les femmes
    • Chez les hommes, le taux de suicide est 25 fois plus important chez les 85-94 ans que chez ceux de moins de 25 ans.
  • Les hospitalisations pour gestes auto-infligés (auto-mutilation, suicidaire ou non), a fortement augmenté chez les femmes de moins de 25 ans depuis 2017
    • Entre 2017 et 2023, ces hospitalisations ont augmenté de +46%. La hausse de 2017 s'est accélérée en 2021 du fait de la crise sanitaire et la situation "persiste au-delà de la période post-covid"
    • En 2023, on compte 516 hospitalisations sur 100 000 femmes de 15-19 ans pour GAI : c'est 4 fois plus que chez les hommes du même âge (113 sur 100 000).
    • Les hospitalisations pour GAI diminuent néanmoins avec l'âge, diminuant ainsi l'écart entre femmes et hommes. "Ainsi, les inégalités entre les femmes et les hommes se réduisent nettement entre l’âge de 35 et de 70 ans, tandis que l’écart augmente fortement entre les jeunes femmes et leurs aînées."

 

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