Le 20 mars 2024, le Premier Ministre François Bayrou missionnait le Conseil d'État pour enclencher plusieurs chantiers prospectifs de simplification normative. Dans ce cadre, les ministères sociaux ont précisé souhaiter des préconisations en matière de contrôle des incapacités (= interdictions d'exercer) pour les personnes ayant une activité auprès de personnes vulnérables. Parmi ce champ d'étude, le Conseil d'État s'est intéressé aux secteurs des champs social et médico-social, de la petite enfance, des accueils collectifs de mineurs, de l'enseignement mais aussi du pénitentiaire ou du transport collectif routier.

 

Aussi, dans une note du 10 juillet 2025 et rendue publique ce 20 mai 2026, le Conseil d'État fait un état du droit en la matière et dresse plusieurs préconisations.

 

Les difficultés soulignées

Les bases juridiques définissant les incapacités sont hétérogènes et comportent des manques ou incohérences.

Exemples :

 

Le manque de moyens techniques et humains pour effectuer les contrôles.

 

La fragilité juridique des fichiers consultés.

 

La sécurité juridique des décisions prises suite à un contrôle d'incapacités.

En cas d'incapacité, la personne concernée ne peut pas être recrutée pour les fonctions considérées ou doit immédiatement cesser son activité. Cela pose toutefois deux difficultés juridiques :

 

Pour tous ces motifs, "le Conseil d'État conclut de cette analyse qu’une refonte générale du système de contrôle des incapacités des personnes en contact avec les publics vulnérables est une nécessité."

 

Les préconisations

À court-terme, le Conseil d'État invite l'exécutif à :

 

À moyen terme, le Conseil d'État estime "nécessaire d’envisager une évolution plus globale du cadre juridique applicable".

Cela demande de :