Lors de son discours aux armées du 13 juillet, veille de la fête nationale, le président de la République Emmanuel Macron a renouvelé son souhait de renforcer le service militaire volontaire.
Un projet qu'il avait fortement ouvert lors de son discours aux Armées de début d'année cf. espace veille, et rappelé au mois de mars lors de ses annonces concernant le SNU cf. espace veille
Le chef de l'État retrouve les éléments de discours précédemment employés : la volonté de "donner à la jeunesse un nouveau cadre pour servir, selon d’autres modalités, au sein de nos armées", le besoin pour les armées d'une "masse supplémentaire", dans un contexte où les inquiétudes et perspectives guerrières sont au coeur du débat public.
Pour rappel, suivant les objectifs de la loi de programmation militaire, l'armée active doit, d'ici à 2030, passer de 200 000 à 210 000 militaires, et l'armée de réserve de 47 000 à 80 000. Le chef d'État major de l'armée de Terre, le général Pierre Schill, voit notamment dans l'engagement d'une partie d'une classe d'âge la possibilité d'"acquérir la masse" nécessaire en cas de conflit.
Des annonces à l'automne pour le SNU
Comment ces derniers mois, le Président de la République mêle le destin de ce renforcement du service militaire à celui du service national universel et fera des annonces concernant ces deux sujets à l'automne.
Pour rappel, le Haut Commissaire au Plan et à la Stratégie Clément Beaune formulait début mai plusieurs perspectives d'évolution du SNU, associant les dimensions civique et militaire cf. espace veille