Après avoir subi l'annulation de 44 M€ sur le service civique en cours d'année cf. espace veille, le secteur associatif, réuni autour du Cnajep, signe une tribune le 7 juin pour appeler à investir dans l'éducation populaire.

Pour cause, l'exécutif annonce vouloir faire 40 Mds€ de nouvelles coupes budgétaires dans le budget 2026. "Réduire encore les moyens alloués au secteur associatif — et tout particulièrement aux structures d’Éducation Populaire, déjà éprouvées par le budget 2025 — risque de transformer ces tensions en fractures irréversibles", interpellent le Cnajep, le Fonjep, Hexopée, Le Mouvement Associatif, le Cofac, l'UNAT et ESS France.

Les têtes de réseaux rappellent que l'éducation populaire "n'est pas un poste de confort que l'on peut rogner à loisir" et que ses associations remplissent des missions d'intérêt général qui ont par ailleurs des bénéfices comptables en évitant des dépenses sociales (réduction du décrochage scolaire, amélioration de la santé mentale, lutte contre l'isolement, les violences, ...).

 

"L’Éducation Populaire est la mise en acte, au coin de la rue, des idéaux républicains que l’on dit menacés. [...] Cessons donc d’en faire la variable d’ajustement des choix budgétaires ; traitons-la pour ce qu’elle est : un investissement stratégique pour le pays."