Le 20 novembre, des propos de la ministre déléguée à l'enfance Agnès Canayer ont créé la polémique auprès de professionnels du secteur, auxquels le SNPPE souhaite répondre :
- La ministre souhaite « Coordonner les parcours pour que les professionnel·les de la petite enfance puissent éventuellement travailler un jour avec des enfants plus grands, voire avec des enfants du secteur du handicap. »
- Réponse du SNPPE : les éducateurs de jeunes enfants (EJE) sont déjà des travailleurs sociaux, les auxiliaires de puériculture déjà des professionnels du paramédical
- La ministre souligne que les professionnelles ont déjà été augmentées avec la prime Ségur
- Réponse du SNPPE : la prime n'a concerné que les professionnels du médico-social, écartant une grande partie des acteurs de la petite enfance. "Peut-être Madame Canayer confond-elle cette prime avec le bonus attractivité, dont les effets tardent encore à être ressentis par de nombreuses structures."
- La ministre : « Ce qui importe pour nous, ce n’est pas tant le taux d’encadrement, mais la qualité de l’accueil. »
- Réponse du SNPPE : "La qualité de l’accueil est directement liée au nombre d’adultes disponibles pour encadrer les enfants. Avec des taux d’encadrement actuels insuffisants, comment prétendre garantir une prise en charge bientraitante ?"
Jusqu'ici largement qualifiée de ministre "à l'écoute", ces sorties de la ministre semblent avoir apporté une certaine défiance entre elle et les acteurs du secteur, au lendemain de leur mobilisation nationale.