En amont des annonces budgétaires du Premier Ministre, prévues mi-juillet, Benoît Hamon - président d'ESS France - et David Cluzeau - président de l'Udes - signent une tribune dans La Tribune Dimanche.
Les représentants des organisations de l'ESS plaident ainsi pour faire reconnaître la performance de leurs statuts juridiques pour mener leur activité économique.
- Ils rappellent que l'ESS représente 14% de l'emploi privé, soit 2,7 millions d'emplois, que leur activité représente 10 % du PIB et qu'elle incarne, politiquement, "une réponse fiable et de long terme aux défis de notre société autant qu'elle participe à la qualité de la vie quotidienne de nos concitoyens."
- 75% des SCOP et SCIC sont toujours actives 3 ans après leur création, contre 66% des "entreprises classiques"
- Lors de la crise sanitaire, en 2020, l'emploi reculait de 2,2 % dans l'emploi privé hors ESS, là où l'ESS limitait cette baisse à 1,3 %.
- Prenant l'exemple des Ehpad, les deux présidents soulignent qu'une étude de février 2025 mettait en évidence que le privé lucratif coûtait 900€/mois de plus aux usagers que les structures publiques ou de l'ESS. Un surcoût qui ne s'expliquait qu'à hauteur de 3% par la qualité.
Aussi, Benoît Hamon et David Cluzeau appellent à "donner [à l'ESS] les leviers qui lui permettront de jouer à plein son rôle dans la transformation de notre modèle économique."