À l'occasion du renouvellement des postes à l'Assemblée Nationale, les 1er et 2 octobre, la socialiste Fatiha Keloua Hachi remettait en jeu son poste de présidente de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation.

À la faveur d'un accord entre macronistes, LR et les groupes d'extrême-droite RN et UDR, cette dernière perd sa place au profit d'Alexandre Portier.

Ce dernier était ministre de la réussite scolaire et de l'enseignement scolaire sous le gouvernement Barnier, et pourra compter sur un Bureau de commission majoritairement macroniste (6 membres du socle commun sur 9).

 

La présidence des Commissions revêt notamment un enjeu d'animation des débats, qui permettent de préparer le travail en hémicycle de textes de loi relevant des compétences de la Commission, mais trouve également son importance lors de la constitution de Commissions d'enquêtes. Par exemple, pour la Commission d'enquête dite "Bétharram", Fatiha Keloua Hachi avait impulsé la décision de mobiliser l'ensemble de la Commission sur le sujet. Tenant ainsi place de présidente de la Commission d'enquête, c'est elle qui avait été en charge de la convocation de l'ensemble des personnes interrogées dans le cadre de ces travaux.