Après deux séquences de travail en avril et mai, le groupe de 20 jeunes de 12 à 18 ans, sélectionné pour travailler sur la saisine du CESE concernant la santé mentale des jeunes, a rendu son rapport le 4 juin. Ce dernier vise à éclairer par la parole des jeunes les travaux du CESE, qui doivent aboutir à l'adoption d'un rapport le 14 octobre prochain.
Pour rappel, ladite saisine a été lancée par le Bureau du CESE le 18 février 2025 et est portée par Helno Eyriey, représentant de l'Unef et président du groupe des Organisations étudiantes et des mouvements de jeunesse, dont le Cnajep est membre.
Dans leur rapport de 71 pages, les jeunes identifient 3 axes de travail.
1. Comment l’environnement personnel des enfants et des jeunes peut-il soutenir leur santé mentale ?
- Proposition "Coup de coeur" : créer un cours "Santé mentale" à l'école abordant l'impact sur le bien-être des relations affectives et des réseaux sociaux.
- Réguler l'impact des réseaux sociaux sur la santé mentale des jeunes
- Sensibiliser à l'école, sensibiliser les parents, contrôler les contenus inappropriés en sanctionnant les entreprises du numérique.
- Proposer des temps de formation sur le lien entre relations affectives et santé mentale
- Appréhender les ruptures chez les jeunes, accompagner les parents pour comprendre ces situations, mettre en place l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle en insistant sur la santé mentale, ...
- Améliorer le soutien psy par les personnels scolaires et éducatifs
- "Garantir un accès libre, gratuit, illimité et anonyme à des psychologues et personnes formées."
- Soutenir et accompagner les parents (formations, sensibilisation, logique de déculpabilisation, s'appuyer sur les associations, "Intégrer dans ces formations des modules spécifiques obligatoires (écoute des enfants, importance des activités culturelles et sportives,)",...)
- "Tous formés pour mieux repérer"
- Rendre le PSSM (premiers secours en santé mentale) obligatoire via l'école (comme l'ASSR)
- Former en continue les "enseignants, animateurs et éducateurs", en complément du PSSM.
2. Comment protéger la santé mentale des enfants et des jeunes face aux discriminations et au jugement ?
- Proposition "Coup de coeur" : Proposer des contenus pédagogiques sur les discriminations tout au long de la scolarité de façon régulière et obligatoire.
- Mettre en place 1 journée de travail par an sur les discriminations dans chaque école
- Améliorer la prise en charge des victimes de discriminations par les CPE
- Mettre en place des groupes de parole dans et hors du cadre scolaire
- Prévoir différents types de groupe, en mixité ou non
3. Comment transformer le système scolaire pour qu’il soit au service de la santé mentale des enfants et des jeunes ?
- Proposition "Coup de coeur" : adapter les emplois du temps scolaires pour réduire le nombre d'heures de cours
- Favorise la santé mentale, la concentration, les apprentissages, ...
- Rendre le système scolaire accessible à tous les jeunes en situation de handicap
- Mettre en place des sorties culturelles et sportives gratuites, en dehors du cadre scolaire
- Prévoir également des intervenants sportifs/culturels au sein des établissements
- La préconisation propose une organisation de ces temps par les établissements scolaires (sans mention du monde associatif), en cohérence avec une adaptation des rythmes scolaires.