Dans cette note, vous trouverez les différentes réactions des associations ou autres acteurs de la société civile, suite à l'annonce du gouvernement Lecornu II.
Pour retrouver le détail des nominations, des attributions et des cabinets ministériels, ça se passe ici cf. Focus
Dans un communiqué publié au lendemain de la nomination du gouvernement Lecornu II, la Dynamique pour les droits des enfants, rassemblant 29 associations nationales, reproche - une nouvelle fois - l'absence d'un ministère dédié à l'enfance.
"Aucun ministère, ni même ministère délégué, n’a été chargé de ces enjeux pourtant cruciaux. Si la création d’un haut-commissariat à l’Enfance avait été saluée, force est de constater que les politiques liées à l’enfance restent éclatées entre plusieurs ministères. Cette approche fragmentée nuit à l’efficacité de l’action publique et empêche une vision globale et cohérente pour l’avenir des enfants."
Les associations ne se perdent pas en conjectures sur les décrets d'attribution des différents ministres, mais on peut néanmoins noter que la ministre Stéphanie Rist, en charge de la Santé et des Familles, est médecin et s'est toujours engagée sur les sujets de santé ; tandis que dans le cas où Jean-Pierre Farandou récupèrerait le dossier au titre des solidarités, ce dernier - chef d'entreprise dans le secteur du rail - ne se serait pas non plus illustré par son engagement en faveur de l'enfance.
La nomination de l'exécutif voit l'entrepreneur Serge Papin reprendre les missions de Véronique Louwagie, notamment, sans que l'économie sociale et solidaire ne soit mentionné dans son intitulé ministériel.
Une situation que déplore sur Linkedin le président de l'Udes et directeur général d'Hexopée David Cluzeau, qui souligne le "très mauvais signal [envoyé] aux entreprises de l'ESS" ; tout comme le président d'ESS France Benoît Hamon : "Nous n'aurons donc aucun interlocuteur dans le nouveau gouvernement."
Aussi, symbole que le flou n'est pas uniquement d'ordre symbolique, le délégué ministériel à l'ESS Maxime Baduel indiquait le 14 octobre à Médiatico ne pas encore savoir "si l'ESS sera dans le portefeuille de Roland Lescure [ministre de l'Économie] ou de Serge Papin."
L'ensemble des acteurs dénonce vivement cette absence dans un timing particulièrement déplorable : deux jours après la mobilisation des associations du 11 octobre et deux semaines avant l'ouverture du forum mondial de l'économie sociale qui aura lieu à Bordeaux.
Fin octobre, l'institut ISBL lance une pétition afin de renforcer le portage de l'ESS au sein du gouvernement, à minima par la création d'une délégation interministériel (Maxime Baduel étant délégué ministériel, sans fonction interministérielle). À sa publication, la pétition récolte peu de signatures mais compte malgré tout un dirigeant de la Croix Rouge, le président de la fondation AG2R La Mondiale, l'ancien ministre à l'ESS Jean Gatel (1984-1986) ainsi que des universitaires et autres profils d'engagés associatifs.
Dans un communiqué publié le 13 octobre, Intercommunalités de France salue la nomination du ministre délégué à l'Industrie : Sébastien Martin, député LR et jusqu'alors président de l'association d'élus. Ce dernier se met en retrait de ces fonctions pour se consacrer à son rôle dans l'exécutif Lecornu II. Sébastien Miossec, président délégué (divers gauche) et la première vice-présidente Virginie Lutrot (divers droite) sont chargés d'assurer l'"intérim".