Déclaration de politique générale : ce qui intéresse ou impacte l'UFCV.

Au global, mis à part l'annonce d'importantes réductions de dépenses publiques et de mesures sécuritaires, le Premier Ministre n'a pas encore clarifié son plan d'action dans les secteurs qui concernent l'UFCV (enfance, jeunesse, petite enfance, séniors, ...).

 

Formation & insertion

Le Premier Ministre a dit souhaiter "éviter les effets d'aubaine", notamment concernant l'apprentissage (sont sans doute ici visés les étudiants du supérieur, notamment en master ou grandes écoles).

Concernant l'insertion, il estime que l'expérimentation du RSA conditionné à la réalisation de 15-20h d'activité hebdomadaire est une réussite. Il souhaite également soutenir des dispositifs d'insertion et d'insertion et cite les Territoires Zéro Chômeurs de Longue Durée (mis à mal dans le dernier budget).

 

Séniors

Le Premier ministre souhaite développer la "cohabitation intergénérationnelle". L'Uniopss regrette néanmoins qu'en ce 1er octobre, journée internationale des personnes âgées, le grand âge n'ait pas bénéficié d'annonces de mesures concrètes et ambitieuses. L'union des associations du sanitaire et social déplore également le manque d'annonces concernant les moyens financiers pour les solidarités en général.

 

Associations

Michel Barnier a annoncé demander à tous ses ministères de "valoriser le volet bénévolat".

 

Petite enfance

Le service public de la petite enfance est évoqué. Si aucune information nouvelle n'est donnée, il est confirmé que le sujet n'est pas oublié de la feuille de route du nouvel exécutif.

Dans un communiqué du même jour, Unicef France regrette que l'enfance n'ait pas fait partie des priorités évoquées par le Premier Ministre. L'ONG se dit également inquiète des annonces faites concernant la justice pénale des mineurs, la politique migratoire ou du logement social.

 

Familles

L'Unaf a listé les différentes positions évoquées lors de la déclaration politique générale concernant - de près ou de loin - la famille ici.

 

Santé mentale

Michel Barnier rappelle son souhaite de faire de la santé mentale la "grande cause nationale" en 2025, sans en dire plus.

 

Dialogue avec les collectivités territoriales

Le Premier Ministre, dont plusieurs membres du gouvernement sont par ailleurs élus locaux, souhaite "bâtir un nouveau contrat de responsabilité" avec les collectivités, "respecter" leurs compétences voire les "renforcer". Ce discours a, à priori, laissé une impression favorable aux associations d'élus et affiche de bonnes intentions bien que peu concrètes pour lors. C'est ce qu'expriment l'Association des maires de France, Intercommunalités de France et Départements de France dans leurs communiqués respectifs. Tous attendent néanmoins de passer des paroles aux actes avec les discussions budgétaires.

À noter : sa ministre des collectivités locales, Catherine Vautrin (présentation ici) a souhaité - d'après la Gazette des communes - intégrer dans son cabinet le président d'Ardennes métropole, Boris Ravignon (LR), auteur d'un rapport sur les compétences des collectivités avant l'été (synthèse du rapport), qui avait été bien reçu par les élus locaux. "Je ne pense pas qu'un rapport serve à caler les étagères", justifie la ministre.

 

Malgré ces symboles forts, rien n'assure les collectivités d'une amélioration des relations avec l'exécutif, au contraire. Mardi 8 octobre, l'exécutif présente les mesures du projet de loi de finances pour 2025 concernant les collectivités à la Commission des finances locales. André Laignel, qui y siège pour l'Association des maires de France, dit n'accepter "aucune des mesures" présentées. Au global, l'exécutif demande 5 Mds€ d'économies aux collectivités, alors que nombre d'entre elles connaissent des difficultés croissantes. André Laignel estime que les mesures présentées représenteraient un coût plus important encore, qu'il évalue à 9,5 Mds€ : "une ponction sans précédent sur une seule année" et "un manquement absolu à la parole de l'État", dénonce-t-il (source : Le Monde, 08/10).

 

Finances publiques

D'après sa déclaration de politique générale, Michel Barnier souhaite réaliser 60 Mds€ d'économies dans le budget 2025 afin de ramener le déficit public sous les 5% (il devrait dépasser les 6% fin 2024). La méthode :