Au terme de 7 mois de travaux et une centaine d'auditions au sein de la délégation aux droits des femmes du Sénat, les trois rapporteures Béatrice Gosselin (LR), Olivia Richard (centriste) et Laurence Rossignol (PS) rendaient leur rapport ce 24 juin sur "la montée de la menace masculiniste".

 

Dans la lignée des derniers rapports du Haut-Conseil à l'Égalité entre les femmes et les hommes - notamment de 2025 cf. espace veille et 2026 cf. espace veille -, les sénatrices alertent sur la réalité du danger porté par ces mouvances proches de l'extrême-droite et prêtes à l'action violente : "Les masculinismes d’aujourd’hui ne sont pas qu’une simple 'tendance' sur les réseaux sociaux, écrivent-elles. Ils constituent un mouvement social et politique qui vise à anéantir les droits des femmes et, in fine, à démanteler notre socle démocratique. [...] En s’attaquant au principe d’égalité entre les femmes et les hommes, en cherchant à disqualifier sans cesse la parole des femmes, en remettant en cause des droits acquis au prix de décennies de luttes, en affichant une misogynie violente et décomplexée, les mouvements masculinistes représentent un risque réel pour notre démocratie et notre cohésion sociale."

 

Parmi les autres éléments de constats, les sénatrices notent :

 

Les préconisations

Aussi, les sénatrices formulent 24 recommandations suivant 4 axes.

Faire de la lutte contre le masculinisme un enjeu majeur de politique publique

 

Réguler et assainir l'espace numérique

 

Repérer et prévenir les trajectoires d'adhésion et de radicalisation masculinistes

 

Réveiller les consciences en mobilisant l'ensemble de la société