Dans une question écrite au gouvernement déposée le 22 juillet, le député LFI Aly Diouara pointe des "défaillances structurelles des contrôles relatifs à l'encadrement des volontaires en service civique au sein des structures étatiques et associatives."
Le député revient essentiellement sur 2 points :
- Il souligne que l'Éducation Nationale est le principal organisme pourvoyeur de missions de service civique (20 % du total) mais "demeure aussi l'un des services publics les moins contrôlés sur les conditions d'exercice de ces missions". Il souligne par ailleurs que, le contrôle étant porté par les services déconcentrées de l'Éducation Nationale, cette dernière se retrouve juge et partie sur le sujet.
- Il pointe l'association Unis-Cités, qu'ils qualifie de "modèle quasi-industriel d'accueil de volontaires, reposant sur une logique de massification" et qui produit une standardisation des parcours. Cette dernière regroupant 10% des volontaires en service civique au niveau national, formant 19 000 tuteurs et portant, pour l'agence du service civique, des mission d'"orientation, sensibilisation, formation civique et citoyenne, accompagnement au projet d'avenir, etc.", le député déplore une situation de "monopole" et qualifie l'association d'"opérateur unique mandaté sans débat public".
Le député attend ainsi de la ministre Marie Barsacq des informations quant aux initiatives prévues pour "prévenir les dérives observées" et assurer davantage de contrôle dans les deux cas cités.