Suite à la réunion du Comité interministériel au handicap du 6 mars, présidée par le Premier Ministre François Bayrou et les ministres Catherine Vautrin (santé et solidarités) & Charlotte Parmentier-Lecocq (handicap) le dossier de presse de l'exécutif récapitule les feuilles de route des différents ministères. Parmi celles-ci, on note les engagements suivants.

 

Ministère de l'Éducation Nationale :

Ministère du Travail :

Ministère du Tourisme :

Ministère de la Culture :

Le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative porte deux axes de mesures toutes liées à la pratique du sport de haut-niveau ou non.

Aucune mesure du plan ne concerne l'accès aux loisirs ou aux vacances (hormis la partie concernant les opérateurs de tourisme social, avec le label Tourisme & Handicap).

 

Réactions associatives : déceptions face à un simple catalogue de mesures déjà annoncées

Au lendemain du CIH, le collectif Handicaps publie un communiqué déplorant une "politique des trop petits pas, sans rupture véritable".

Les associations reconnaissent effectivement que certaines mesures annoncées sont nouvelles, mais "le sentiment qui prédomine est la redite de mesures déjà annoncées lors de précédents CIH".

Ils reprochent également, sur certains sujets, qu'"on nous présente des retours en arrière comme des progrès" avec l'annonce de 50% des démarches en ligne accessibles d'ici à fin 2025 là où le précédent CIH prévoyait que toutes soient accessibles en 2025.

 

Présent lors du CIH, le président du collectif Arnaud De Broca a porté 3 revendications :

 

De son côté, le communiqué du même jour de l'Uniopss (associations du sanitaire et social), insiste sur :

 

L'Uniopss souligne par ailleurs malicieusement le fait que l'annonce de la ministre Charlotte Parmentier-Lecocq d'ouvrir à vie les droits pour les personnes dont le handicap n'est pas susceptible de s'améliorer a de fortes chances d'entrer en vigueur : cette mesure étant déjà en place depuis deux décrets de Sophie Cluzel en décembre 2018. Le problème à ce sujet réside dans les difficultés des MDPH, "sous dotées, tant en termes de moyens humains que de financements" et "faisant face à un volume de demandes en constante augmentation (+12 % entre 2015 et 2022)".

 

Même son de cloche du côté d'APF France Handicap qui, dans un communiqué paru à la sortie du CIH, appelle à se mobiliser "dans la rue à Paris le 15 mai" prochain.

"Quelques semaines après la grande mobilisation inter associative #LaRepubliqueCestNousAussi à la veille des 20 ans de la loi handicap de 2005 cf. espace veille, le CIH du 6 mars aurait pu marquer un tournant dans la politique du handicap en France. On en est loin ! Face à ce constat affligeant, APF France handicap intensifie son combat pour l’effectivité des droits et annonce une nouvelle mobilisation en mai."

 

L'Unapei, de son côté, insiste sur les lacunes d'une approche ministérielle qui ne prend pas suffisamment en compte les handicaps intellectuels dans son approche de l'accessibilité : "L’accessibilité universelle ne se limite pas aux infrastructures visibles."

Valorisant plusieurs initiatives dans son communiqué de presse, l'union nationale demande urgemment de :