Le 27 mars, le ministère de l'Éducation Nationale formule des réponses aux questions de deux sénateurs concernant les difficultés de recrutement des animateurs sur les activités périscolaires.
La première, de la sénatrice Renaissance Patricia Schillinger (groupe RDPI) porte sur les contraintes réglementaires liés au taux d'encadrement et nombre d'animateurs diplômés nécessaires à la tenue d'un ACM périscolaire.
- Le ministère insiste sur le fait qu'il n'est, "à ce jour", "pas envisagé de modifier le cadre juridique des accueils collectifs de mineurs". Et rappelle que le taux d'encadrement peut-être réduit dans le cadre d'un PEDT (projet éducatif territorial) et que le directeur peut être inclus dans les taux d'encadrement si plus de 50 jeunes sont accueillis.
La seconde, du sénateur LR Hugues Saury, porte sur les qualifications reconnues par les Drajes pour l'embauche d'animateurs sur les temps périscolaires. Il fustige notamment la non-reconnaissance de bacs pro "service aux personnes et aux territoires" ou "loisir et tourisme". Il mentionne également le cas d'une titulaire d'un CAP petite enfance "embauchée par la mairie dans le cadre d'un service civique" qui n'a pu être déclarée qualifiée pour l'animation périscolaire.
- Le ministère rappelle qu'outre le BAFA-D, plus qu'une quarantaine de qualifications professionnelles sont reconnues pour exercer dans le secteur de l'animation (cf. art. 2 et 2-1 de l'arrêté du 9 février 2007). Le ministère se positionne toutefois favorablement "à l'élargissement de cette liste afin de favoriser le recrutement d'animateurs qualifiés", tout en précisant que chaque formation ajoutée doit conduire "à l'acquisition des compétences nécessaires à l'exercice des fonctions d'animation en accueils collectifs de mineurs, afin de garantir la qualité éducative de ces accueils et la sécurité des mineurs qui y sont accueillis."