Les discussions précédentes concernant le projet de décret sont à retrouver sur cette notice

 

Le 24 janvier, dans une interview au journal L'Union/L'Ardennais, Catherine Vautrin confirme poursuivre les travaux d'Agnès Canayer sur le projet de décret visant à supprimer les dérogations réglementaires auxquelles les micro-crèches ont accès cf. espace veille

 

Le 4 février, la ministre Catherine Vautrin, chargée de l'enfance et des familles, est interrogée à ce sujet dans l'enceinte de l'Assemblée Nationale. Le député RN à l'initiative de la question reproche « l’impact désastreux de ce décret en cours d’examen au Conseil d’Etat » et se fait relai des chiffres et arguments relayés ces dernières semaines par les lobbys du secteur privé : FFEC, FESP, Fédésap et REMi.

La ministre a défendu son projet de décret et une démarche visant à ce que "les normes d’encadrement des micro-crèches soient tout simplement les mêmes que celles des crèches de petites tailles" et rappelé que les mesures concernées n'ont pas vocation à s'appliquer avant le 1er janvier 2026.

Dans un courrier du 24 janvier, Catherine Vautrin écrivait au président de l'Association des Maires de France afin de lever certaines craintes et contrecarrer le lobbying du secteur privé. Elle explique notamment dans cette lettre que certaines fédérations de crèches privées auraient écrit à de nombreux maires et alerte sur la diffusion d'argumentaires alarmistes et trompeurs.

 

Du côté des syndicats de travailleurs, le SNPPE dénonce la marchandisation du secteur et la mobilisation des employeurs du secteur privé lucratif. Le syndicat tient également à rappeler que, l'opération "crèches mortes" du 3 février étant une opération patronale, les assistantes maternelles et autres professionnelles ne peuvent être privées de leur rémunération. Du côté de la Fneje, on salue un projet de décret qui serait "pour un accueil de qualité en micro-crèche" et on s'amuse du ton alarmiste des acteurs marchands : "Voilà un mois de janvier dont on se serait passé allègrement. Cette nouvelle année 2025 est marquée par un lobbying inédit des entreprises de crèches et de leurs représentant·es à grand coups de messages alarmistes diffusés sur les réseaux sociaux et de création non pas d’une mais de deux pétitions en ligne !"