Dans un communiqué du 26 mars, la branche Elisfa, réunissant des centres sociaux et des crèches, prend la parole sur les récentes modifications de l'apprentissage avec la fédération des centres sociaux de France (FCSF) et avec l'Acepp, représentant les parents et professionnels concernés par la petite enfance.
La critique formulée s'appuie sur un contexte : les associations sont déjà en situation de forte tensions, comme le rappelle régulièrement Le Mouvement Associatif cf. espace veille, et que les différentes mesures concernant l'alternance les touchent de plein fouet.
Aussi, la branche Elisfa déplore :
"En conséquence, depuis quelques semaines, l’Urssaf envoie aux employeurs des notifications les sommant de déclarer la taxe dès les salaires de mars, ce qui, entraîne un impact financier à la fois immédiat et considérable. À plus long terme, ces contraintes risquent de fragiliser la formation professionnelle. Moins d’apprentis formés aujourd’hui signifie moins de professionnels demain, dans des métiers déjà en tension."
Aussi, la branche professionnelle demande des adaptations immédiates sur l'aide aux employeurs d'apprentis et de rétablir l'exonération de la taxe d'apprentissage ou, à minima, suspendre temporairement sa suppression.
Par un communiqué publié le 11 mars, l'Uniopss rend publiques deux lettres ouvertes identiques respectivement destinées aux ministres en charge de l'Économie Roland Lescure et en charge de l'ESS Serge Papin, concernant la soumission des associations à la taxe d'apprentissage.
Alors que les associations en étaient exonérées jusqu'au passage par 49-3 du Projet de loi de finances 2026 cf. note dédiée, la tête de réseau des associations du social et médico-social chiffre à 225 M€ l'ampleur du "choc fiscal" que la mesure représente dans les "différents secteurs associatifs des solidarités et de la santé dont la masse salariale totale est de 33,1 milliards d’euros".
Aussi, et alors que cette disposition s'ajoute à une fragilité économique particulièrement relayée par les associations, l'Uniopss appelle l'exécutif à "amoindrir l'impact" de cette décision par des mesures de compensation et, "plus globalement, proposer un cadre financier pérenne et soutenable qui permette à nos structures de l’économie sociale et solidaire".