Principaux enseignements de l'étude :
- 3,9 millions de personnes aident des personnes âgées de plus de 60 ans à son domicile.
- 47 % des aidants de personnes âgées déclarent une conséquence sur leur santé (19% santé physique, 37% santé mentale)
- Pour autant, les séniors aidant une personne sénior se déclarent en meilleure santé que les non-aidants. 8% se déclarent en mauvaise ou très mauvaise santé contre 14% des personnes d'âge et genre identiques.
- Un paradoxe qui peut s'expliquer : on peut supposer que les personnes aidantes sont en capacité d'aider et qu'il y a donc à priori un biais de sélection, ou encore que la personne sénior aidante estime subjectivement sa santé meilleure en comparaison avec la personne aidée.
- Sans prise en compte de la pair-aidance, les séniors cohabitant avec une personne en situation de perte d'autonomie ont deux fois plus de chance de se déclarer en mauvaise ou très mauvaise santé que les autres (24% contre 12%).
- "Ainsi, 35 % des séniors qui cohabitent avec une personne en perte d'autonomie sont en état de détresse psychologique, et 39 % d'entre eux ont consommé au moins une fois un médicament anxiolytique ou antidépresseur dans l'année. Les autres seniors ne sont que 14 % à être à risque de syndromes dépressifs et 27 % à consommer des médicaments antidépresseurs ou anxiolytiques."
- Le type d'aide et son impact sur la santé semble également être fortement genré. L'aidance a un impact plus négatif sur la santé des femmes tandis que, à l'inverse, "Le fait d’aider semble même être associé à un meilleur état de santé pour les hommes, à l’aune de certains indicateurs de santé."