Dans une note publiée le 17 décembre, le Conseil de la famille du HCFEA s'intéresse aux approches de la parentalité chez les 20-35 ans, sur la base d'un sondage commandé à Toluna et Harris Interactive.
Principaux enseignements
Pour chaque item, le sondage invite les répondantes et répondants à donner une note de 1 à 10.
Les jeunes accordant davantage d'importance à devenir parents sont plus souvent :
- Des personnes ayant une appartenance religieuse (7,9/10 contre 6,6, soit un écart de +1,3)
- Des jeunes ayant une situation matérielle favorable (7,8 contre 6,7, +1,1)
- Des personnes venant d'une fratrie de 3 ou plus (7,6 contre 6,6 pour les enfants uniques, +1)
- Des personnes se déclarant proches de l'extrême-droite (+0,4 par rapport à celles ne déclarant aucune orientation politique)
- Des hommes (7,4/10 contre 7,1 pour les femmes, +0,3)
Concernant les raisons de vouloir - ou pas - être parent, le HCFEA dégage 3 typologies de répondants parmi ceux sans enfants :
- L'approche conformiste (40 % de l'échantillon)
- Adhésion à des motivations d'ordre social (faire plaisir à son entourage, se conformer au modèle de la famille, trouver sa place dans la société, ...)
- Relevée chez 83 % des répondants souhaitant être parents, 64 % des hommes, 55 % des personnes déclarant une appartenance religieuse.
- L'approche épanouissante (21 %)
- Faible adhésion aux motivations d'ordre social mais forte adhésion à des motifs d'ordre intime ("voir grandir un enfant", "moments de joie en famille", "rendre la vie plus belle", ...)
- Relevée chez 94 % des répondants souhaitant être parents, 48 % de ceux déclarant une appartenance religieuse.
- L'approche contraignante (39 %)
- Faible adhésion aux motivations pour être parent, qu'elles soient sociales ou intimes. Adhésion plus forte aux raisons de ne pas être parent ("Cela prend trop de temps/énergie", "Le monde va trop mal", "Je souhaite garder ma liberté")
- Relevée chez 57 % des femmes, 50 % de ceux souhaitant être parents, 30 % des personnes déclarant une appartenance religieuse.
