Dans un communiqué adopté le 12 décembre, le Comité de filière petite enfance revient sur ses demandes du mois de juillet, et les engagements pris et non-tenus par les ministres depuis.
Les représentants du secteur rappellent le besoin d'un coup de pouce de 90 M€ sur la PSU (prestation sociale unique, dotation majoritaire dans le financement des crèches), alors que les revalorisations récentes sont nettement en deçà des besoins, que la masse salariale s'alourdit tandis que les crédits dédiés aux créations de places en crèches sont sous-consommés (entre 200 et 315 M€ disponibles par an entre 2023 et 2025).
Un mois plus tôt, les ministres Stéphanie Rist (Familles) et Amélie de Montchalin (Comptes publics) prenaient ainsi, dans le cadre des discussions sur le budget de la sécurité sociale devant les députés, l'engagement d'une revalorisation rétroactive de la PSU de +2 % pour 2025 (contre +0,04 %), comme demandé par le Comité de filière.
Néanmoins, la traduction de l'annonce par le Conseil d'administration de la Cnaf ne suit pas aux yeux du Comité de filière qui pointe une augmentation "de l’ordre de 1% en moyenne (moins de 2% pour les crèches ayant la plus faible différence entre les heures réservées et réalisées, 0% pour celles ayant un écart de +120%)." Les représentants du secteur demandent ainsi une correction rapide afin de "soutenir immédiatement les trésoreries de toutes les crèches PSU de France, comme annoncée par les ministres."
Lors de sa réunion du 2 juillet 2025, le Comité de filière petite enfance a adopté 7 résolutions.
Ces dernières portent sur :
Les deux dernières résolutions portent sur le financement du secteur : l'une du groupe de travail sur la rénovation du financement des modes d'accueil, l'autre plaidant pour un second budget rectificatif du fonds national d'action sociale de la Cnaf.