Au lendemain de l'audition du Premier Ministre par la Commission d'enquête sur les modalités du contrôle par l'État et de la prévention des violences dans les établissements scolaires, durant laquelle François Bayrou a nié en bloc toute responsabilité ou procès en inaction dans les violences subies par les élèves de Betharram, la Ciivise réagit par un communiqué.

 

L'instance, récemment renouvelée dans ses missions cf. espace veille, déplore une audition qui aura révélé "une grande méconnaissance des travaux de la CIIVISE et [...] regrette que les 30 000 témoignage reçus et les 82 recommandations qui en sont issues n'aient pas été une seule fois évoqués" durant les 5 heures et demi d'entretien.

Si elle prend acte que cette "occasion attendue de sursaut [...] n'a pas été saisise", la Commission reprend la balle au bond quand à la proposition du maire de Pau, évoquée lors de l'audition, de créer une "autorité indépendante" comprenant un conseil scientifique et un conseil des victimes : "L'évolution logique de la Commission, riche de ses travaux et qui a fait la preuve de son indépendance, serait de devenir cette autorité."