Quelques éléments du rapport, très riche d'enseignements :
Les structures :
- En 2022, la majorité des structures de l’animation de la vie sociale (AVS) se situe en zone urbaine (62,3 %). Les centres sociaux sont surreprésentés en milieu urbain puisque 73,8 % des structures de l'AVS dans ces zones sont des centres sociaux. À l’inverse, les espaces de vie sociale (EVS) sont mieux répartis entre zones urbaines (41,5 %) et rurales (54,8 %), bien qu’ils représentent aussi la grande majorité des structures de l’AVS implantées en milieu rural (61 %).
- Plus des trois quarts des structures de l’AVS (75,4 %) sont gérées par des associations, tandis que la gestion par des collectivités locales concerne 23 % des structures.
- En équivalent temps plein, les heures de bénévolat représentent en moyenne près d’1,6 ETP dans un centre social, contre 1,3 ETP dans un EVS. Les bénévoles représentent l'équivalent d'environ 12 % des effectifs salariés des centres sociaux, mais atteignent 40 % des effectifs salariés dans les EVS.
- Un centre social dispose en moyenne de 10 ETP de plus qu’un EVS. On compte 1 ETP pour 45 usagers dans les centres sociaux, contre 1 ETP pour 133 usagers dans les EVS.
Les publics :
- Les EVS sont systématiquement moins nombreux que les centres sociaux à proposer des activités pour chaque tranche d’âge, sauf pour les adultes et les jeunes retraités.
Les effets :
La quasi totalité du rapport est consacré aux effets de l'AVS sur les personnes, les groupes d'individus et les territoires. On peut noter notamment :
- une réduction des inégalités territoriales dans l’accès aux droits et aux services publics ;
- une dynamisation des territoires ruraux ;
- une réduction de la violence et de l’insécurité.
Enfin, le rapport vise à apporter des méthodes pratiques pour les acteurs : susciter la fréquentation, diversifier et adapter l'offre, avoir une réelle culture d'accueil, permettre l'expression des besoins et souhaits, faire réseau et accompagner les initiatives.