18 juillet 2025. France Urbaine refait les comptes, 5 mois plus tard

Avec le recul d'un exercice budgétaire désormais bien entamé, les élus métropolitains de France Urbaine publient le 18 juillet les résultats d'une étude menée entre mars et juin auprès des adhérents de l'association, mais également sur la base de statistiques publiques. Elle propose un nouveau calcul des coupes budgétaires imposées aux collectivités via le budget 2025. Un travail également destiné à éclairer le débat sur le budget 2026, dont le débat a été lancé mi-juillet par les annonces de François Bayrou, durement reçues par l'ensemble des élus locaux cf. espace veille

 

Pour les collectivités, la facture s'élèverait in fine à 5,7 Mds€, sans prendre en compte "l'impact des amputations de crédits ministériels" (citant notamment l'exemple de la suppression du FSDAP jusqu'alors destiné à soutenir les activités périscolaires)

 

Pour faire face à ces coupes importantes, les collectivités ont majoritairement :

 

17 février 2025. Le budget définitif est publié

Le 17 février, la loi de finances initiale pour 2025 est enfin publiée au Journal Officiel. Les 2,2 Mds€ évoqués ci-dessus sont confirmés. En complément, le président du Comité des finances locales (CFL) et vice-président de l'AMF André Laignel rappelle qu'outre les deux dispositions (création d'un fonds de réserve et gel de la TVA), d'autres mesures à fort impact sur les collectivités sont à prendre en compte : la réduction "drastique" du fonds vert (1,35 Mds€), la hausse des cotisations retraite (qu'il estime à 1,4 Mds€ pour 2025), la baisse en volume de la dotation générale de fonctionnement du fait de sa non-indexation sur l'inflation (350 M€) et diverses autres baisses de dotations sur la politique de la ville, les agences de l'eau, le soutien aux activités périscolaires, ... D'après ses calculs, la note est bien supérieure aux 2,2 Mds€ annoncés et s'élève à 7,1 Mds€. Des constats qui auront nourri le communiqué de l'Association des Maires de France du 17 février, récapitulant l'ensemble des coupes.

 

Après la parution de l'ensemble des répartitions des crédits, l'AMF a relayé - lors de son webinaire de décryptage du PLF le 12 mars dernier - une présentation revenant sur les différentes coupes budgétaires affectant les collectivités :

15 février 2025. Discussion à l'approche du vote

À l'approche de la fin des débats sur le Projet de loi de finances pour 2025, l'Association des Maires de France dénonce le choix de l'exécutif de maintenir la pression financière sur les collectivités. Elle rappelle que les restrictions imposées aux collectivités ne pourront qu'avoir pour conséquences un alourdissement de la dette publique du fait d'emprunts ou de compensation par l'État.

Parmi les décisions les plus dommageables, les maires citent notamment :

 

Prenant connaissance du texte du budget de l'État issu de la Commission mixte paritaire, l'Association Départements de France déplore les difficultés à venir pour les finances locales.

Si la copie a été revue, la contribution des départements à la dette de l'État n'étant "plus que" de 900 M€ (contre 2,2 Mds€) initialement, les élus soulignent que cette somme représentent 40 % de l'effort de l'ensemble des collectivités, alors que les départements ont la situation la plus tendue.

Ils déplorent également le choix de Bercy de geler la TVA, gelant ainsi certaines de leurs recettes qui y sont indexées : "Ce gel représente ainsi 688 millions d’euros pour les Départements et pose des questions vis-à-vis du principe constitutionnel d’autonomie financière."

En conséquence, les départements poursuivent la gradation de leurs récentes alertes : "En l’absence d’un tel soutien, plusieurs Départements ne seront sans doute pas en mesure de boucler leur budget, actant ainsi une forme de « cessation de paiement » dont les populations et les services publics seront les premières victimes."

 

Les épisodes précédents

Retrouvez les revendications des collectivités sur le budget 2025 sous Michel Barnier sur cette notice