Alors que le Sénat a repris la discussion budgétaire le 15 janvier, l'hémicycle a suivi la décision de la Commission des finances - prise en décembre dernier - de supprimer le Service national universel dès 2025.

Pour accéder à l'ensemble des amendements concernant le secteur de l'animation, la jeunesse et la vie associative : cf. espace veille

 

Amendement d'Éric Jeansannetas, pour le PS et la Commission des finances (lien), visant à supprimer le SNU

 

Quels enjeux pour la suite ?

Le texte du budget de l'État étant celui déposé par le gouvernement Barnier, son examen a débuté dans l'hémicycle du Sénat. Les modifications souhaitées par le gouvernement Bayrou ont donc été portés par voie d'amendement directement en séance. Aussi, une fois le PLF 2025 adopté au Sénat (chose faite le 23 janvier*), une Commission mixte paritaire (CMP), réunissant 7 députés et 7 sénateurs, doit se réunir jeudi 30 janvier afin de négocier un texte final.

Plusieurs points notables à ce sujet :

Quelle que soit l'issue de la CMP, François Bayrou a la possibilité d'utiliser l'article 49 al. 3 afin d'engager la responsabilité de son gouvernement sur l'adoption d'un texte : dans ce cas, si ce dernier n'est pas censuré, c'est le Premier Ministre qui choisit les amendements qu'il retient dans le budget quels qu'aient été les votes des parlementaires. Il semble ainsi que le SNU ne serait préservé en 2025 qu'en cas d'un 49-3 associé à une non-censure.